Ambition Passionneur

le blog de Claudio Orlando

27 avril 2009

Défifoto et Marseille Marathon

Un "gros" billet qui tiendra quelques jours. Un peu fatigué. Billet suivant, vendredi.

D'abord, le DéfiFoto habituel. Ensuite, le récit de mon Marseille-Marathon.


Défifoto

Mot de la semaine :
Désir
Pas facile du tout.
Surtout si on évite le tramway..., les ... d'avenir et le Noir ...
Voilà mon interprétation.
A votre lecture !

24_avril_2009

Autres participants (sauf erreur)


Marseille Marathon

04h 30’ 32"  pour ce second Marathon pour moi. Le premier s’était soldé par un chrono de 04h 51’ 04". (les connaisseurs apprécieront les 20 minutes gagnées -8%-)

De la pluie et du vent du début à la fin. 4800 participants. Marathon peu relevé si on le compare à Nice-Cannes. Parcours très sympa pour les 2 premiers tiers.

 L’Avant

Une bonne préparation pendant 10 semaines. Une bonne alimentation la semaine précédente (grâce à ma coach diététique préférée). Une bonne concentration. Et une bonne nuit.

Le soleil radieux du samedi sur Marseille nous fait penser que les prévisions météo très pessimistes seront démenties par la réalité.

Trop optimiste. Au réveil, le vent continue à souffler fort et il pleut.

-  ça pissouille, c’est tout, dit-elle.

- Non, non, ça ne pissouille pas… Il pleut des cordes !

07 heures. La ville s’éveille et me voilà parti, déguisé sans penser au ridicule. J’ai bien le temps de me mouiller pendant la course. Trois kilomètres d’échauffement pour atteindre la ligne de départ sur le Vieux Port.

marathon_132

Alors. L’exceptionnel réveille la normalité : On se parle. On échange. Coureurs, employés du nettoiement, policiers municipaux, bénévoles de l’organisation. Un mot gentil. Une blague. Un encouragement. Mon accoutrement attire les photographes amateurs et les caméras professionnelles.

Un peu seul malgré tout, aucun compagnon coureur ne m’accompagnant sur cette course, je retrouve un peu de chaleur familière en découvrant le Bélem sur le Vieux Port. Je l’avais vu la semaine précédente sur un autre port, à Nice.

marathon_148

Echauffement. La pluie toujours. Au coup de feu de départ, j’enlève le chapeau sac plastique, mais je garde la chasuble jusqu’au 41ème kilomètre.

 

Le pendant

Départ du Vieux port vers le centre ville. C’est surréaliste. Flaques d’eau, glissades et inquiétude collective palpable.

J’essaie de tenir le rythme. A chaque kilomètre, je m’engueule tout seul Tu vas trop vite ce qui fait qu’au semi, j’ai 6 minutes d’avance sur le programme. En même temps, je me dis que ça fait de la marge.

Du 10ème au 25ème, je vole. Et je m’engueule encore. "T’emballes pas, t’es pas arrivé". "Que du bonheur !" me répond l’enseigne d’un magasin.

Je gère bien les ravitaillements. Je m’arrête à chaque fois. Je bois beaucoup et m’alimente en marchant. Peu le font.

Jusqu’au  30ème ça va encore. J’attends le mur. Il ne tarde pas à venir. Mais matérialisé cette fois. Par des montées atrocement déloyales. Et ça durera jusqu’au 39ème. Et, cerise sur le gâteau, une véritable tempête pour les 5 derniers kilomètres. Des bourrasques. Un vent vraiment très fort et de face et une pluie incroyable qui gifle, fouette et cingle (les premiers n'auront pas connu cela ; ils sont déjà au chaud). C’est pourtant, maintenant que je dois tenir si je veux m’approcher des 04h 30’. J’essaie mais j’ai l’impression de reculer. Je baisse la tête pour éviter la prise au vent.

On finit toujours par s’approcher de la ligne d’arrivée même dans un sale état. Je sprinte, si on peut dire. Mission accomplie.

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Mes pires ennemis : Le vent (bien plus que la pluie) et mes lunettes toujours embuées, mouillées. N’ayant rien de sec sur moi, je m’arrêtais de temps en temps et demandais à une spectatrice l’autorisation d’essuyer mes lunettes sur un tee-shirt, une veste, une écharpe. Je choisissais toujours la moins jolie. (Les autres n’ont pas besoin de moi)

Encore une occasion de démontrer que tout le monde est gentil et tout le monde est prêt à rendre service. Mais, c’est encore l’exceptionnel qui réveille la normalité.

L’après

Les usagers du métro marseillais semblaient apeurés par ces centaines de zombies défaits, boiteux, grimaçants, sac à l’épaule, serviette sur le dos, équilibre incertain.

Les douleurs sont là. La satisfaction aussi.

Avoir ma femme à l’arrivée, elle qui s’est occupée de toute l’intendance : Et ce n’était pas rien par ce temps pourri. Puis, mes enfants au téléphone. C’est ma récompense.

Tout le reste, c’est du rabe.

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26 avril 2009

La Question du Dimanche

Question 1 : Quelle est l'explication au fait qu'au cinéma, on passe, parfois, d'une scène à l'autre en commençant par le son ? Je veux dire que la bande son de la scène suivante arrive quelques dixièmes de secondes avant l'image.

Question 2 : Pourquoi les économistes Français ont des noms de villes ? Jacques Marseille, Christian Saint-Etienne, pour les plus connus. Mais aussi Saint-Paul, du pont de Nemours, du Pré de Saint-Maur, de Villeneuve, de la rivière de Saint-Médard (si, si ça existe), Vitry (ceux-là je les ai cherchés, bien sûr)
Je sais. Il n'y a pas de réponse à cette question.

Question 3 : Quelqu'un d'autre a-t-il été déçu par "Coco avant Chanel" ?

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25 avril 2009

22_avril_2009 22_avril

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24 avril 2009

Deux amis si différents

Julien penche la tête à droite pour boire au robinet. Arthur, à gauche.
Ce dernier déteste voir une femme manger, même la sienne. Le premier trouve charmant, voire excitant de voir une femme manger, même celle de son ami.
Julien avoue n'avoir jamais eu de désir pour une femme noire et s'en inquiète. L'autre n'avoue pas, et ne s'inquiète pas.
Arthur court les cocktails et les jupons. Sa gueule de jeune premier avale les petits fours et emballe les midinettes. Julien se confie à Lamartine en alexandrins.
Pied d'appel droit et fosbury contre pied d'appel gauche et rouleau. Bourgogne contre Bordeaux. Salé contre sucré.
Des amis malgré tout à l'engueulade fraternelle et l'embrassade chaleureuse.

Arthur et Julien ont un autre rôle.
Ils investissent certains blogs pour faire commenter les visiteurs.
Obligés de se situer, ceux-ci doivent bien savoir de quel côté ils penchent la tête pour boire au robinet, s'ils sont Bal des débutantes ou Fête de l'Huma, Rabelais ou Siddhartha, mer ou montagne...

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23 avril 2009

Retour vers le passé

J'ai toujours trouvé trop facile et peu courageux d'aller rechercher des déclarations passées de responsables politiques afin de les confondre.
Souvent tronqués, les propos relevés n'apportent rien. Aucune indulgence sur la part d'évolution de chacun, aucune nuance et jamais d'adaptation au contexte.
L'idée c'est juste de se faire mousser. Quel beau métier journaliste !

En fouillant dans l'ancien blog, j'ai voulu voir si on pouvait me faire le même coup. Et comme on n'est jamais mieux servi que par soi-même, je me le suis fait.

Voilà ce que j'écrivais le 31 janvier 2007 :

"C'est quoi ces conneries !? Allitération d'humeur

 

Sarkozistes de gauche.
"La Diagonale" qu’ils s’appellent.
Contorsionnistes oui.
Attention aux adducteurs.

Soucieux de m’ouvrir l’esprit, j’ai fouillé un peu.

Quelques vérités, selon moi, telles « l’absurdité de la posture Royal » ou « l’évidence que l’immobilisme et le conservatisme ont changé de camp »…

mais… Mais… MAIS…

pourquoi en faire bénéficier Sarkozy ? Là, je décroche.

On peut dénoncer les erreurs, les imperfections voire les aberrations de son camp dans le but de créer un sursaut salutaire, une prise de conscience, mais, offrir ses services « tout compris » (c’est vite dit) à quelqu’un qui n’en demandait pas tant… ?"

Je ne dirais pas tout à fait la même chose aujourd'hui. Mais je prends le risque qu'on me bouscule. Pour la guillotine, attendez un peu, s'il-vous-plait.

Si vous souhaitez lire, ou relire, les commentaires de l'époque, c'est .

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22 avril 2009

Trop cons pour être poètes

C'est mon petit défi. Écrire d'un jet. M'obliger à ne rien changer. Sauf les fautes de frappe et d'orthographe :

Je me mêle de moins en moins de politique et d'actualité, sur ce blog, comme ailleurs.
La raison n'est pas compliquée. Évidente même.
Le manque de discernement et les opinions tranchées sont devenues la règle. Pour ou contre. C'est comme ça. Sur le moindre fait divers, il nous faut JUGER. Nous étions 60 millions de sélectionneurs, nous voilà 60 millions de juges.

Ah qu'ils sont beaux les grands esprits humanistes qui ont pris leurs quartiers au bistrot du coin ! Qu'ils me plaisent les révolutionnaires en charentaises fonctionnarisées, les rebelles capables de risquer la vie des autres, les bien-assis qui causent, qui causent et se resservent une bière. Tous ces "progressistes" frileux qui se sont greffé les yeux derrière la tête.
Ah qu'ils sont beaux dans leur tee-shirt étoilé à s'inventer des causes et des idoles ! Ils sont vides. Ils sont creux. Eux, dont le ventre n'a jamais été ni vide ni creux. Tristes personnages à l'indignation réactive et télévisuelle. Médiocres opportunistes aux bons sentiments sirupeux. Ignobles récupérateurs à l'âme visqueuse.
Détenteurs de vérité, ils vous sermonnent. Le comble ? Ils se croient résistants un jour et anars le lendemain. Conservateurs et bourgeois, ils ne trompent que les plus imbéciles qu'eux-mêmes.
C'est la course à la médiocrité.
Destructeurs de radars ou défenseurs de destructeurs de radars, ils sont de la même race, les têtes vides à la panse pleine.

Chaque hors-la-loi est devenu prétexte à pseudo résistance citoyenne. Rien d'autre à se mettre sous la dent ? Inventez, inventez, vous vous ridiculisez.
Trop cons pour être poètes, vous tentez d'exister. Vous êtes misérablement "dans l'vent". Vous avez besoin de la masse, du groupe, de la mode et du troupeau pour paître et paraître.
Qu'on nous "offre" demain de vraies conditions pour la révolte et vous serez les premiers clients à la débandade. Car pour bander, il faut des couilles.
Vous feriez moins les malins devant des cinglés autrement moins dociles que des patrons bien-élevés. Vous feriez moins les malins s'il vous fallait le faire dans l'ombre.
Illusion. Illusion. Vous n'êtes qu'illusion.

Nous assistons et à une beauférisation à vitesse grand V de notre société.
Les intellectuels comme les politiques cèdent à la masse, à l'opinion publique, au superficiel et à l'éphémère. Et s'il vous vient l'idée de ne pas dégouliner avec la guimauve, c'est que vous êtes un vieux réac. Bien sûr.
C'est le monde à l'envers.
Mais c'est courant. Pourquoi je m'étonne ? Il vous faut préserver l'objet de vos plaintes. C'est votre raison de vivre.

J'ai des objectifs et je ne mets rien en place pour les atteindre. Ainsi je peux me lamenter tranquillement. Pédaler dans le vide, c'est toujours pédaler. Regardez comme je pédale, vous voyez bien que ce n'est pas moi le problème. C'est les méchants, le problème, le pouvoir, les riches, les patrons, le gouvernement, les intellos, l'argent.... Font rien qu'à m'embêter... Hein ? Les footballeurs ? Leurs salaires ? Non, non. Pas les footballeurs.

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21 avril 2009

Maria est infirmère (sic)

Fille aînée d'une fratrie de mâles, Maria secondait la mère avec plaisir et efficacité.
A l'âge adulte, il lui fallut partir. Quand c'est l'heure, c'est l'heure. Le vide s'installa en elle. Qu'allait-elle faire ? Plus de lessives de colonie, plus de tambouille de régiment, plus de gueulantes de cheftaine.
Le vide.
Un jeune marié tout frêle à l'appétit de moineau ne pouvait à lui seul combler le besoin de Maria de se sentir utile. Ajoutons à cela le sentiment d'abandonner la marmaille quasi-progéniture et l'infirmère-née perdait sa raison d'être.
Être femme ? Être épouse ? Vous n'y pensez pas. L'entourage, le mari, la voisine et Mireille Dumas le lui rappelaient sans cesse : Elle avait bien travaillé, s'était occupée de ses frères. Il lui fallait à présent souffler, se faire plaisir, sortir, se distraire, se construire en tant que Femme.
Balivernes ! Une infirmère est une infirmère, point à la ligne.

Ni une, ni deux, et Daniel fut mis à contribution. Six ans plus tard, ils obtenaient la Carte Famille Nombreuse à vie. Cinq marmots. Que des bons gars. Du pain bénit pour Maria. Quelques belles années à porter, soigner, nourrir, materner.
Daniel était foutu. Avec l'infime espoir de retrouver sa femme au départ des enfants, dans vingt ans au mieux, il se laissa faire. Les pieds sous la table, c'était son rôle, celui qu'il n'avait pas choisi. Celui qui assouvissait la compulsion de Madame.

Maria se croyait généreuse bien sûr. Vous pensez ! Tant de dévouement, d'abnégation, de sacrifice. Elle visait la médaille de la Famille Française et œuvrait pour battre le record de litres de larmes versées autour de son cercueil.
Oser avancer qu'il s'agissait là d'une forme d'égoïsme serait pur délire.

Les années passèrent. Les premiers petits-enfants arrivèrent tandis que les derniers Tanguy faisaient plaisir à leur mère sans effort, formatés en un ou deux mots, c'est pareil.
C'est alors, seulement, que Daniel comprit.
L'espace dont il avait rêvé n'apparaîtrait jamais.
Une infirmère ne se change pas. Elle est ainsi. Elle fait son fonds de commerce de vos carences et vous freine dans votre recherche d'autonomie. Sinon à quoi elle servirait, elle ?

La recherche des honneurs est bien sournoise chez les Maria.
Restent les innombrables gogos pour s'émouvoir d'une vie "au service des autres". Ceux-là, l'oeil primaire et le bon sentiment en bandoulière, les confortent.
Aussi, les Maria se reproduisent. Castratrices et geôlières, elles font tout ce bien qui fait tant de mal.

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20 avril 2009

DéfiFoto et Course à pied

Le DéfiFoto de la semaine : Portail


17_avril_2009__8_

Autres participants :

 

 


10 kms et semi de Nice

Ma préparation au Marathon de Marseille la semaine prochaine me disait "Repos" pour ce dimanche. J'ai rusé en annulant ma sortie de vendredi et en participant au 10 kms.
Allure entrainement m'étais-je promis. Pas question de se blesser, ni de se fatiguer. Avec le chrono que j'ai fait, ça ne risquait pas. C'était mon 21ème 10 kms et ce fut le 21ème temps, à savoir 59' 01". C'est limite honteux. Mais les choses sérieuses, c'est dimanche.

Cela dit, je suis arrivé sous un tonnerre d'applaudissements. Je n'avais jamais eu droit à une telle ovation. Il faut dire, mais pas trop fort, que j'ai franchi la ligne en même temps que le deuxième coureur du semi-marathon (pour les non-initiés, il avait fait 21,1 kms pendant que j'en faisais 10)
C'est une course que je n'affectionne pas particulièrement. Trop de monde. Malgré tout, le beau temps fut l'invité surprise. Car les orages de 4h du matin ont inquiété tout le monde.

Nouvelle expérience. J'ai attendu l'arrivée du semi (d'habitude je le cours).
D'abord vu passer un Laurent (sans Clotilde) fatigué mais efficace si j'ai bien vu le chrono.
Puis Patrick, le regard fixe vers la ligne d'arrivée. J'étais à sa droite. J'ai crié. Il ne s'est pas retourné. La prochaine fois, je me mettrai de l'autre côté. Il faut dire que des Patriiiiick ! il avait dû en entendre un bon paquet depuis le départ.
J'avais croisé Dominique, fidèle spectatrice-supportrice-photographe, pendant ma course, non loin du Negresco.
Enfin, Barbara arriva. En un temps très respectable pour un premier semi-marathon. Fatiguée mais souriante, elle se permit un sprint final censé nous impressionner. Objectif atteint. Nous fûmes impressionnés. Bravo encore Barbara.
Toujours étonnant de voir des amis blogueurs "en vrai". L'impression d'être de la même famille. Pour le coup, ce fut presque vrai, puisque nous fîmes la connaissance de la sienne. Très sympathique moment.

A la semaine prochaine pour des aventures marseillaises un peu plus éprouvantes. Il ne s'agira pas de course à pied mais de Marathon. On ne saisit la nuance que lorsqu'on en a fait un.

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19 avril 2009

La Question du Dimanche

C'est quoi qui vous fait pleurer à coup sûr ?

Pour moi...
C'est la détresse d'un individu humilié.
Envoyé spécial. Cette semaine. Reportage sur une visite d'huissier. Un honnête homme, la soixantaine qui vit avec sa fille doit 175 €. Il pleure, dit qu'il veut travailler, être digne, pour sa fille. Entre les larmes, au bout du rouleau, il répète "Je suis fatigué" "je suis fatigué"... (une seule envie : le prendre dans ses bras)
C'est le rapport au père qu'on soit fils ou fille ou père.
A lire absolument ce texte de Tiphaine. (Merci)
C'est la souffrance d'un enfant quand ses parents se déchirent.
Kramer contre Kramer : Devant l'ascenseur le regard du gamin. (Indélébile)

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18 avril 2009

FotoDéfi

Luigi-Paolo est reporter-photographe au canard du coin.
Hier, sa rédactrice en chef l'envoie en reportage :
"Tu me fais une photo de portail. Tu te débrouilles, je la veux pour lundi"

Le photographe, bien qu'expérimenté, a du mal à trouver l'inspiration.
Porte-ail. Quelle drôle d'idée ! Porte-ail. N'importe quoi.
A la vitesse d'une gazelle se rendant au souk, il file au marché, cherche, questionne, se renseigne. Rien à faire.
"Des grattes-ail, tant que tu veux mon petit, mais des portes-ail, tu n'en trouveras point"

Le temps passe. Angoisse. Un instant dure une éternité. Il ne trouvera pas.
Mais la chance lui sourit.
Juste au-dessus du panneau indiquant le Port, des élagueurs s'acharnent sur un platane.
Luigi-Paolo s'installe, et cherche le bon angle. Rien à faire.
Il ne parvient pas à cadrer le Port et la taille de l'arbre.

Il va rentrer bredouille et la rédac' chef va lui passer un savon.
Dernier recours, dernier espoir. Il appelle Madame Denage sa collaboratrice.
"Un instant... une photo ? de portail ? Bah c'est facile"
Luigi-Paolo raconte.
"Mais enfin, Portail c'est toutattaché comme toutattaché, caro Luigi"
"Bon sang, mais c'est bien sûr ! Alors j'en ai 300 des photos de portails. Kenavo" salue-t-il en bon italien.

Il revient, comme promis, avec 300 photos de portails.
Fort marrie, la rédac' lui lance :
"Je vois que nous avons la quantité. Et pour la qualité vous livrez quand ?"

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