09 juillet 2009
Citation
Transporte donc tes craintes, et fais-les tomber des
choses qui ne dépendent point de nous, sur celles qui en dépendent ;
et, pour tes désirs, supprime-les entièrement pour le moment. Car, si
tu désires quelqu'une des choses qui ne sont pas en notre pouvoir, tu
seras nécessairement malheureux ; et, pour les choses qui sont en notre
pouvoir, tu n'es pas encore en état de connaître celles qu'il est bon
de désirer. En attendant donc que tu le sois, contente-toi de
rechercher ou de fuir les choses, mais doucement, toujours avec des
réserves, et sans te hâter.
Epictète
Commentaires
Je me demandais aussi, pourquoi j'avais un si mauvais souvenir d'Epictète, ça y est, je sais maintenant.
On peut désirer ce que l'on a. Si je désire avoir une glace à la pistache par exemple, et que j'en ai dans mon frigo, quel plaisir de satisfaire ce désir.
Il est dangereux de confondre désirer et espérer.
Toto a raison de dire que désirer ce qui n'est pas en notre pouvoir est vain et destructeur (c'est ce que j'appelle espérer) mais si l'on ne désire plus rien, on devient un truc que mes contemporains appellent "dépressif" et c'est loin d'être la vie rêvée d'un bouddha contemplatif...
Pourquoi ne serais-je pas en état de connaître les choses qu'il est bon que je désire? Faut que j'attende d'être vieille ou morte pour le savoir?
Non mais oh!
Désirez, vivez, tant qu'il est encore temps !
Oui, c'est un ordre...
je suis assez d'accord avec Tiphaine...
Désirer me permet d'avancer. Plus je désire, plus je suis stimulée pour tenter de combler ce désir: je me mets moi-même au défi. Et j'avance.
Ce qui fait souffrir c'est la conséquence,le manque que l'on ressent lorsque l'on ne trouve pas l'objet désiré... mais du moment que l'on a assez d'intelligence pour prendre du recul, et se rendre compte que finalement, on s'automutile stupidement et que la vie a beaucoup tellement d'autres belles choses à nous offrir... on est heureux
@ Cameulote : Pour moi rien à voir avec l'intelligence la faculté de prendre du recul.
Quand le désir devient obsessionnel, ni la raison, ni l'intelligence ne peut plus rien faire.. il suffit à un moment de l'assouvir (si l'on peut, et quel qu'il soit), ou de laisser le temps faire. Parfois, un simple déclic.... L'auto-mutilation come tu l'appelles, est souvent une étape nécessaire justement à déclic!
Faut-il se passer de désirer pour ne pas souffrir, ne pas se frustrer? Dans la balance : un grand moment de bonheur et un grand moment de souffrance.... doit-on éviter le bonheur? Qu'est ce qui est le plus fort, le bonheur ou la souffrance!
Ben dis-donc, je deviens philosophe.. mais ce sujet est un sujet récurent chez moi!
Bonne journée!
J'aime beaucoup.
Merci pour vos commentaires.
Je les lis avec intérêt, mais ne peux rien en dire. Répéter Epictète ne servirait à rien. Le reformuler serait lui ôter de la saveur.
VIII
Ne cherche pas à faire que les événements arrivent comme tu veux, mais veuille les événements comme ils arrivent, et le cours de ta vie sera heureux. Manuel d’Epictète
Il est bien, cet epictète ;-)
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=508323&pid=14320443
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :

