31 juillet 2009
Tout est pour le mieux
Plus on se plaint, de la crise, du pouvoir d'achat, de la déprime ambiante, plus je constate un étalage de futilités.
Fuite en avant, extravagances, exagérations, plaisirs débridés, fringues, sorties, jeux vidéos, écrans plus plats que plats, plus grands que grands.
Mais cela n'est rien.
Le pire c'est qu'il se trouve des "spécialistes" pour nous expliquer que c'est normal. Normal, quel mot bizarre ! Donc c'est normal, disent-ils, de chercher à se faire plaisir quand ça ne va pas et encore mieux, de se faire plaisir.
Difficile de leur donner tort sur la forme de la phrase. Mais, pourquoi diable associent-ils la consommation de biens et le plaisir, les comportements débridés et le plaisir ?
Je tomberais dans des sables mouvants, je m'inquièterais avec raison. Cependant, je ne pense pas qu'il me viendrait à l'idée de me débattre, de gesticuler et de dépenser mon énergie à m'enfoncer encore plus.
Je crois, au contraire, que je ralentirais la vitesse de mes mouvements et que j'activerais celle de mon cerveau. Mais je me trompe peut-être.
Quand les temps sont durs, il me semble que la réflexion est un meilleur ami que l'action réactive et le réflexe viscéral.
Mais les comportements suicidaires sont nombreux et leurs masques encore plus.
Parlez à leur raison, ils vous répondront "C'est humain". Ce qui est humain, c'est de vivre pas de courir vers la mort.
Après tout, les "spécialistes" caressent leur gagne-pain dans le sens du poil et le gardent sous-dépendance. C'est la loi du genre.
Et si leur gagne-pain est heureux sous perfusion... tout est pour le mieux dans leur monde qu'ils voudraient pourtant meilleur, mais sans rien faire pour.
Mais je me trompe peut-être.
30 juillet 2009
Petit jeu à domicile
Personnages : 1 Claudio et 2 neveux de 9 et 10 ans. Appelons-les C51, N09 et E10.
Jeu : Faire un tableau chacun, à la peinture acrylique en partant des mêmes contraintes.
Matériel : 3 toiles identiques, 3 couleurs (Bleu, Orange et Rouge), divers couteaux de peintre.
Bonus : Possibilité d'une goutte finale lâchée.
Point de départ : une même marque noire au centre de la toile blanche.
Consigne : Créer un tableau "gai" en 30 minutes.
Toutes ces contraintes ont été proposées, discutées et acceptées démocratiquement par tous les participants.
Voici le résultat : De haut en bas, nous les appellerons A, B et C.
On peut aussi s'amuser à associer ces 3 lettres et C51, N09 et E10.
29 juillet 2009
Se vendre
"Il faut savoir se vendre"
Nous l'avons tous entendue cette prétendue vérité. Des dizaines de fois.
Mettons de côté le verbe "falloir". Pardonnons la maladresse.
On a voulu nous dire que si on souhaitait arriver à nos fins, il fallait y mettre des moyens qui pouvaient atteindre nos valeurs ou notre dignité et que c'était le prix à payer.
Nous avons aussi remarquer que ceux qui nous livraient cette injonction avaient rarement l'occasion de payer de leur personne pour prouver l'efficacité de ce comportement. Un peu comme des proxénètes, bien assis, le derrière aussi bien protégé que leurs arrières, qui envoient la chair fraîche dans la jungle de la rue.
Comment peut-on oser exprimer ce conseil ?
J'aurais plutôt tendance à dire "Sois ce que tu dois". Mais seuls les idéalistes s'expriment ainsi. Ces gens-là n'ont pas les pieds sur terre. Ils sont loin des réalités et oublient qu'il faut remplir son ventre qui crie.
Brader sa dignité pour remplir son ventre. Quelle belle ambition ! Produit, nous ne serions que Produit.
Soit. Soyons produit mais alors fermons-la. Un produit, ça ferme sa gueule. Un produit ne pense pas. Un produit ne souffre pas. Un produit accepte et se tait.
Et si vous ne voulez pas être un produit, renvoyez à leurs bas-fonds ces maquereaux séchés, vidés de toute humanité.
Respectez-vous !
N'acceptez plus une seule fois qu'on vous dise "Il faut savoir se vendre".
Levez-vous. Remerciez.
Et retournez écouter de la musique... même si c'est celle de votre ventre.
28 juillet 2009
Être aimé quelque part
Il est des endroits où l'appareil photo ne sait plus où donner de l'objectif. Il appuie là, se retourne et il doit recommencer ; ça n'arrête pas. C'est pittoresque et infini.
On y passe quelques heures, chaleureuses comme d'habitude, l'amitié y retrouve toute sa définition, et on en revient avec des cartes mémoires pleines, celle qui se vide et celle qui ne se videra jamais.
Pour ceux qui pensent connaitre le lieu, vous pouvez essayer de deviner.
Je ne veux pas le dévoiler sans l'autorisation du Maître des lieux. Il passe ici souvent. Aussi, je lui laisse le soin de le dire, s'il le souhaite. (Cliquer sur les photos pour les agrandir)
Merci mon Ami
27 juillet 2009
Défifoto : ENFERMEMENT
Dans vos bureaux-clapiers
Vous enfermez (qui sait ?) des étoiles
Consentantes
Obéissantes
Qui un jeudi, de temps en temps,
Se peinturlurent le visage
Et s’agglomèrent les esprits
Pour défiler sous des slogans
Lampes à bronzer qui mouillent et collent
Comme une habile contrepèterie
Puis, s’agglutinent le vendredi
Derrière barreaux guantanamèsques
Dans leur closed-space
Où peines se passent
Où temps se lasse à honorer les mouches,
A envier les albatros
Qui tout silence, planent et s’élèvent,
En silence font leur évolution,
En silence font la Révolution.
Grilles invisibles de baies vitrées,
Burka globale et collective
(Les water-closet ferment de l’intérieur)
Semblable aux prisons du cœur du cerveau
Construites, entretenues et incarnées
Par ces prisonniers-geôliers
Masochistes plaintifs
Qui nous serinent le refrain du pas-le-choix
Ils ouvrent la fenêtre
Et s’écrasent sur le sol
Faute d’avoir construit leurs ailes.
26 juillet 2009
La Question du Dimanche
Qui osera dire
"Mon problème c'est que je suis trop intelligent" ?
25 juillet 2009
Vive la Vie ! (tout simplement)
24 juillet 2009
Souvenirs de toilettes
Lorsque mes enfants, désormais adultes, étaient petits, j’avais pour habitude de mettre sur le mur des toilettes, en face des yeux, des poèmes, des chansons, des textes divers.
Chaque semaine, je changeais.
Le faisant j’avais conscience d’être à la frontière de l’éveil et du bourrage de crâne. Mais je me disais qu’il en resterait toujours quelque chose.
Plus d’une décennie plus tard, je fais le test vérité. Le plus honnêtement qu’il soit.
Je leur ai demandé leurs souvenirs et leurs impressions concernant cette opération. Et j’ai précisé « sans se consulter ».
Je livre ici les réponses brutes.
A chacun de juger si cela valait la peine ou pas. Ou de ne rien juger d’ailleurs. De prendre l’anecdote comme ça.
S… : Si tu ne m'en avais pas reparlé, je crois
que je ne m'en souvenais plus...mais en recherchant un peu dans ma mémoire, je
me rappelle de ces textes, enfin qu'il y en avait! Pour ce qui est des textes
précis et de leurs auteurs, je n'ai pas grands souvenirs sauf peut-être d'un
poème "(...)il a deux trous rouges au côté droit(...)".
Désolée de ne pas m'en souvenir plus...,o)
F... : Bien sûr que je me rappelle de ces feuilles
format A4 sur lesquelles étaient inscrits en caractère d'imprimerie, couplets
et refrain distingués dans la mise en page, titre et auteur écrits en haut
de page, en gras, peut-être même centré (mais ma mémoire me fait peut-être
défaut) des paroles dans leur intégralité de chansons (à l'époque pas vraiment
celles que j'écoutais avec leur musique..mais déjà je les lisais!!), ou aussi
de poèmes (me trompe-je ?? )! Je sais pas pourquoi, et peut-être même que je
me trompe, mais l'exemple qui m'est revenu instinctivement c'est la
"Maison bleue" de Maxime le Forestier. Un affichage renouvelé
régulièrement, peut-être tous les mois; mais ma notion du temps de
l'époque a sûrement été modifiée..avec le temps! "AVEC LE TEMPS"
de Léo Ferré, d'ailleurs, peut-être que celle-ci aussi y était accrochée!! non?
Voilà, sinon dernière chose, si je m'avançais, je dirais même que les feuilles
étaient accrochées avec de la pate-à-croche (pas sûr de l'orthographe!) jaune
fluo!!
En fait je me rends compte, en me relisant, que je ne me rappelle presque que
des détails !!..*
En tous cas un bon souvenir..original.
U… : Ouais des images... des photos...
Celle d'une maison bleue avec une porte sans loquet sur une colline...
Celle de pain super doré comme une fille blonde...
Et je crois que c'est tout.
A part une super carte de l'Essone avec Evry, Milly-la-forêt, Savigny-sur-Orge,
Epinay, Orly, ...
Sinon, pour les impressions, je savais pas tellement si c'était répandu ou pas,
je portais pas de jugement, c'était là, c'est tout.
23 juillet 2009
Le meilleur et le pire
Comme souvent, le meilleur et le pire se côtoient.
Entre ces 2 clichés, moins d'une minute et moins de 3 mètres
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