Ambition Passionneur

le blog de Claudio Orlando

20 novembre 2009

Pour faire le portrait d'un Claudio

Pour faire le portrait d'un Claudio
Prenez un courrier que vous avez reçu
Dites-vous que puisque ce Monsieur
S'amuse à faire des portraits de tout le monde
Il n'y a pas de raisons pour qu'il y échappe.
Alors
Portez à la connaissance des autres
Ce qu'ON pense de lui
Prenez le risque
Assumez
Et répondez
Fidèle à vos principes de dialogue ouvert
Pour finir
Remerciez

Courrier de On :
"Claudio, je constate que tu es une personne très exigeante, vis à vis de toi-même, et, partant de là, vis à vis des autres, même si, j'ai pu le constater, tu es beaucoup plus tolérant "en live" que dans tes écrits.
De mon côté, je crois que je suis quelqu'un de très fier, au bon sens du terme, je n'ai rien contre la fierté quand ce n'est pas de l'orgueil mal placé et quand ça n'est pas une survalorisation superficielle. Je pense que c'est pareil pour toi. Bien. Donc, je résume, la fierté, c'est plutôt une notion positive à mon avis.
MAIS ! :-)
Ce qui nous différencie, c'est que j'ai beau être très exigeant vis à vis de moi, je ne le suis pas autant vis-à-vis des autres. Je vais essayer de t'expliquer pourquoi, sans que ce soit un reproche j'espère que tu l'auras bien compris, c'est juste pour te montrer une autre manière, qui me semble tout aussi valable que la tienne (allez, soyons honnête, elle me semble meilleure!).
Tu as dans ta manière de parler à l'autre, dans tes écrits surtout, une exigence qui passe parfois, assez souvent, pour de l'intolérance. Malgré toi, je le sais bien, ou pas d'ailleurs, je ne te crois pas vraiment intolérant mais il t'arrive de l'être. Tu vois, j'essaie d'avancer sur la pointe des pieds, sans être caricatural mais c'est pas simple !
Bon. Comment dire.... Ton parcours est personnel, je pense qu'en effet tu peux être fier de ton parcours, de ce pourquoi tu t'es battu, de ce à quoi tu es arrivé, malgré "l'adversité" (tu mets là-dedans un tas de trucs genre l'éducation nationale, la connerie ambiante, les fonctionnaires, bref, tout ce qui tourne pas rond selon toi). Et c'est une première chose. J'ai l'impression de me répéter ! Non? pardon !
Autour de toi, rares sont ceux qui ont eu le même parcours. Très rares même. D'une certaine façon, tu as le parcours "caricatural" de l'immigré qui a dû prouver seul qu'il valait autant qu'un français à qui tout est tombé directement dès la naissance. Je caricature. Il y a quelque chose comme ça chez toi, une volonté farouche (tu dirais ambition peut-être) de montrer ce dont tu es capable, et, partant de là, ce dont tout le monde pourrait être capable. Cette ambition de vouloir partager cela t'honore, MAIS ! :-)
Tout le monde n'a pas eu à se battre, tout le monde ne s'est pas construit "contre", et tout le monde ne veut pas "progresser" ou "aller vers le mieux", vers un mieux qui plus est qui serait celui que TOI tu as défini. Je sais que tu proposes, que tu n'imposes pas, je l'ai constaté souvent, mais tu as quand même tendance a balayer d'un revers de la main toute personne qui se "satisfait" de ce qui toi ne te satisfait pas.
Hum... Je pédale un peu dans le semoule, je vais me boire un café et je reviens ! (oui, et me fumer une clope, c'est ça!).
Voilà. Bon. Qu'est-ce que je disais...
Oui. Parfois, à te lire, j'ai le sentiment que tu veux absolument amener tout le monde vers un "mieux" qui est le tien. Or, tout le monde ne partage pas cet idéal. Se pose alors la question de savoir si on peut mener les gens contre leur gré vers un "idéal". Tu le sais, c'est le ciment de pas mal de dictatures, et ça ne me va pas du tout. Entendons-nous bien, je ne te prends pas pour un dictateur, je dis simplement que tes propos sont parfois si exigeants qu'ils frisent un truc qui ne me plaît pas du tout. J'ai beau savoir que ça part d'un très bon sentiment, ça ne me va pas. Je crois que l'être humain doit être profondément libre, vouloir le bien des gens, malgré eux, et même si on a "raison", ça ne me va pas. Je crois que tu ne peux que te faire haïr quand tu as un tel comportement (comme dirait Claudio, je parle du comportement, hein, pas de la personne ! Là-dessus aussi j'aurais des trucs à dire mais je crois que je les ai déjà dits !). Bref. C'est cela qui me choque, et je vais en venir à l'idée de pitié. Comme je te l'ai déjà dit, la pitié c'est prendre avec soi la souffrance de l'autre. En raccourci vu que je l'ai déjà dit. Synonyme de compassion, pour faire bref. Tu dis que c'est un sentiment que tu n'aimes pas du tout, et c'est assez logique finalement.
Avoir pitié des autres, partager leurs souffrances, c'est admettre qu'ils n'ont pas encore progressé aussi, et je crois que c'est difficile pour toi qui ne t'arrêtes pas à la souffrance, qui vois toujours plus loin et plus haut. Tout le monde n'a pas la chance de voir loin haut et mieux. Ne pas donner ta pitié aux autres, je crois que c'est en partie te couper d'eux. Parce que pour progresser, il faut aussi admettre ses faiblesses, dans un premier temps. Attention, je suis toujours dans la caricature, je sais très bien que tu es beaucoup plus nuancé que le portrait au couteau que je suis en train de faire ! Bref, si tu ne t'autorises pas cette compassion, tu peux empêcher le processus de "progrès", parce que tes proches te savent exigeant, savent que tu vois toujours plus haut, savent que tu attends d'eux au moins aussi bien que ce que tu attends de toi, et ça, Claudio, c'est très dur à vivre, ça peut couper les ailes des plus déterminés ! imagine que tu es dieu, et qu'à côté de toi t'as un petit bonhomme assez minable et pas sûr de lui du tout, la comparaison pour lui est si difficile, que ça peut tout simplement le décourager, trop dur, trop à faire, impossible, j'y arriverai jamais... Prendre en pitié l'autre c'est lui faire comprendre qu'on partage, qu'on a partagé ses difficultés, qu'elles existent, et qu'elles ne sont pas insurmontables. Mais il faut d'abord les admettre, les poser, les regarder. Parfois, dans ton discours, il y a quelque chose qui me choque qui ressemble à de l'intolérance. Quand quelqu'un par exemple te dit que tout le monde ne peut pas, que c'est trop dur, qu'il faut savoir reconnaître ses faiblesses, tu as tendance à dire que non, les faiblesses sont faites pour être dépassées vu que y'en a qui y sont arrivés, pourquoi pas nous? C'est vrai et pas vrai. Je ne crois pas que tout le monde ait le même idéal. Et surtout, tout le monde n'a pas le tien. L'important, je crois, c'est d'être heureux. il y a des gens qui se satisfont très bien de ce qu'ils ont, qui n'ont pas l'intention de progresser dans le sens que tu proposes. Leur dire qu'ils peuvent faire mieux, tu dois penser que c'est leur rendre service et je crois que ce n'est pas forcément le cas. Ce n'est pas parce qu'ils deviendront des "clones" de toi qu'ils seront plus heureux. Je me répète, on ne peut pas vouloir le bien des gens malgré eux, sauf à être un tyran ce que tu n'es pas. Il y a des gens qui ont conscience de leurs limites et qui estiment qu'ils ne peuvent pas les dépasser. Leur dire qu'ils se trompent, que ce soit vrai ou pas, c'est d'une certaine façon les mépriser et ne pas respecter leur choix. Ils ont le droit d'être satisfaits d'une vie qu'ils ont construit en ayant conscience des limites qu'ils se sont eux-même fixées.  Un exemple : je suis nul en sport, pour des tas de raisons essentiellement liées à mon histoire et aux liens que j'ai faits entre toute activité sportive et des scènes d'humiliation. C'est sans doute quelque chose que je pourrais dépasser, j'en ai conscience, mais je n'en ai pas envie, j'ai d'autres priorités pour l'instant dans ma vie. Ce n'est pas  un non ferme, je peux changer, mais pour l'instant c'est non. Si tu viens me dire que je peux toujours faire mieux, qu'il n'y a rien qui m'empêche de me remettre au sport, tu auras raison, mais je ne te suivrai pas. Et si tu insistes en me disant que vraiment, je pourrais faire bien mieux, plus tu vas insister en me parlant par exemple de ces handicapés qui réussissent à accomplir des trucs incroyables,  plus je risque de me sentir nul. C'est là le plus grand danger de ton "comportement". Prendre en pitié l'autre, admettre ses souffrances, c'est faire un pas vers lui, reconnaître son "handicap". Ensuite, il est toujours temps de lui proposer "mieux". Ensuite.
Pour terminer sur la pitié, je te dirais "prends pitié de toi Claudio". Parce que je crois que c'est bien aussi que tu admettes tes propres souffrances, tes limites. A toujours vouloir "mieux", tu risques le même danger que celui exposé précédemment. Ne pas te prendre en pitié, c'est en partie nier ce qui te handicape sous prétexte que tu peux toujours progresser. C'est sûr que ça a ses avantages, ça permet d'avancer, vite le plus souvent, mais ça a aussi ses risques. Ne pas se prendre en pitié c'est en partie ne pas s'aimer suffisamment, ou, en tous cas, n'aimer que ce qui va dans un sens. Or, Claudio, tu as plusieurs toi en toi. Et tu as des toi qui ont sans doute besoin d'être dans un premier temps pris en pitié pour pouvoir "progresser". Si tu les nies, ils bouillonnent dans leur coin, et quand ils vont se réveiller, ça risque de faire mal. Toi aussi tu as tes faiblesses, obligé, et le reconnaître, l'admettre, c'est aller à mon sens vers le mieux. A MON sens, je peux me tromper, heureusement !
Voilà !
J'ai fini !
Pardon, j'ai peut-être dit beaucoup de conneries, j'espère que tu voudras bien m'en excuser"

Réponse de Claudio :

Quel honneur ! Un portrait de moi. Merci d'avoir osé cette vision.
Mon avis c'est que je suis très patient et très tolérant. (un peu péremptoire aussi ;-)

La fierté, une notion positive ? ça dépend quand. A un moment de sa vie où on a besoin de SE prouver quelque chose, pourquoi pas, mais un jour ce n'est plus QUE de l'orgueil. A chacun de reconnaitre le jour où il passe la frontière.


Je n'ai, je crois, jamais pensé qu'il fallait se battre contre quelqu'un d'autre que soi. Pour ce qui est d'où je suis arrivé, je suis arrivé à être pote avec moi-même et c'est vrai que cela a demandé des efforts, du courage, de la persévérance et beaucoup d'humilité. J'ai choisi. La réussite sociale je l'ai laissée aux autres et je ne le regrette pas. Je n'y ai jamais vu une revanche en quoi que ce soit. Je n'ai pas souffert d'une enfance modeste et particulière. Donc pas d'adversaire... à part moi.
J'ai le sentiment que la construction que je préconise est plutôt "avec l'autre" "pour l'autre" et pas "contre". C'est pour cela que je ne parle QUE de mieux, d'amélioration de soi, pas de combat
.
Je suis d'accord, le mieux c'est celui que chacun définit pour soi, pas le mien.
C'est vrai, je ne fais que proposer, je déteste le prosélytisme et la vente forcée et puisqu'on y est le militantisme et l'acharnement à convaincre. A chacun de chercher, de trouver, les outils existent ; il m'arrive d'en proposer c'est tout.
Je suis plutôt un chasseur d'incohérence, ; c'est ça je pointe l'incohérence, alors je deviens cible et on voudrait casser le thermomètre. J'ai l'habitude.

Je ne demande à personne de partager mon idéal. Si on ne veut pas de mieux, on se tait, on ne se plaint pas, on ne gueule pas contre les autres etc. et c'est seulement là que j'interviens en pointant la contradiction.

Je crois que l'être humain doit être profondément libre, vouloir le bien des gens, malgré eux, et même si on a "raison", ça ne me va pas non plus. Je crois que tous mes discours écrits ou parlés vont vers le plus de liberté pour l'individu et la liberté c'est d'abord l'autonomie, le choix. Pour les avoir, il faut se construire, rien ne tombe du ciel. Si on ne fait rien sur soi, rien n'arrive. Nous sommes le résultat de nos comportements. Alors bien sûr, je réfute catégoriquement ces termes sous-entendant le totalitarisme. Je pense que c'est exactement l'inverse que je préconise. La rébellion à l'ordre des choses qui nous fait croire que nous ne valons pas plus que ça, cet asservissement à des conventions, des morales, des dogmes, la société quoi ! L'être humain, l'individu vaut mieux que le rôle qu'on veut lui faire jouer. Que chacun, en conscience, avec sa propre conscience, se tienne droit, sache dire Non et qu'il dise un Non différent du mien me conviendra tout autant que s'il lui ressemble. La conscience, Bordel, la conscience.

"Tout le monde n'a pas la chance de voir loin et mieux" écris-tu. Mais c'est quoi cette histoire de chance ? ça se trouve où la chance ? Dans les chaussons de Noël ? ça n'existe pas la chance ! Vous le croyez pas ? Faites semblant, ça ira mieux. Tout le monde a les moyens de...

Mes ambitions peuvent décourager les plus faibles ?  Je ne relève jamais quelque chose sans proposer un chemin vers une solution, un chemin sérieux et réalisable, pas une sorte d'encouragement feint qui sonnerait comme de l'hypocrisie. Regarder les choses telles qu'elles sont, savoir qu'il est toujours des solutions, permet de parler vrai. Quand je ne sais pas, je ne sais pas et qu'on ne compte pas sur moi pour faire semblant de savoir ou pour rassurer sans fond ou materner bêtement. Quel mépris ce serait pour l'autre.
Voilà pourquoi je n'aime pas les assistantes sociales, elles rassurent au lieu de réveiller des ressources ; c'est les bons sentiments, quoi !
J
e n'ai jamais demandé à ce qu'on ait mon idéal. Je pense qu'il est préférable de dire à une personne "Fais ce que TOI tu veux mais c'est toi qui doit le faire" plutôt que de lui faire croire que "oui c'est trop dur" et de la laisser à se morfondre dans son impression d'impuissance..
Je n'ai jamais été cherché personne. Mais si on s'ouvre à moi pour me dire par exemple "je suis malheureux" ou "je ne parviens pas à..." je réponds avec des propositions proportionnées ; si cette personne était vraiment si bien dans sa vie ou sa situation présente, elle ne se plaindrait pas. Ce serait absurde de bousculer les gens qui vont bien (selon leurs critères)
Le clonage c'est comme le totalitarisme. Je réfute. C'est le contraire du clonage ma démarche. C'est toujours une ouverture vers la possibilité de faire ses propres choix ; je répète l'autonomie. Qu'on me dise Merde après, ça me va très bien. Même avant ça me va.
Je ne pense pas dire aux gens qu'ils se trompent ou alors je les laisse se tromper tous seuls et encore une fois je ne vais jamais chercher personne, je réponds à une demande toujours. Pour ce qui est du blog, ceux qui y viennent doivent avoir leurs raisons et c'est assez rare de me voir me fâcher contre les gens qui me font l'honneur de leur visite.
Intéressant ton exemple du sport : D'abord, je ne te parlerais du sujet QUE si tu venais me dire "je suis nulle en sport, je comprends pas pourquoi, ou j'en ai marre, ou j'aimerais bien y arriver mais je peux pas". Ensuite, je te rappelle que quelle que soit la chose que quelqu'un puisse nous dire, nous ne devons pas nous situer par rapport à cela. Si j'avais dû croire les insultes et les jugements hâtifs à mon encontre, je me serais déjà suicidé. Si dans un domaine que j'aimerais explorer, on me dit que je peux faire mieux et même si on me dit que je suis nul, ça ne me rabaisse pas, ça m'éveille à l'idée que je peux faire un effort. Encore une fois cette "réaction" est ouverte à chacun ; dans la seconde qui suit, on tourne le commutateur et on est dans la disposition. C'est de l'humilité. Et on peut être "fier" d'avoir de l'humilité.
Pitié ou compassion, j'ai choisi mon camp. Mais cette compassion n'est pas solution. Elle doit être présente pendant l'état des lieux, c'est normal. Pas de problème avec ça. Après il faut apporter autre chose.
Puisqu'on reparle de moi : Si tu savais tous les domaines où j'ai des carences, des faiblesses, des imperfections, de vrais défauts. Quand ça me nuit j'essaie de comprendre, d'apprendre, de progresser. Quand ce n'est pas si grave, je reconnais, j'admets, j'assume. Par exemple, j'ai appris autour de 35 ans que je n'étais pas idiot, depuis j'assume mon intelligence, relative comme toutes les autres mais soyons "honnêtes" au moins supérieure à la moyenne. Disons que je fais avec. Quelques années plus tôt déjà j'avais compris que je trimballerai mon handicap social jusqu'au bout. Je fais quelques efforts, mais ça ne change pas grand-chose à l'incompréhension du plus grand nombre et à la marginalité. Alors j'assume.

Merci de m'avoir permis de m'exprimer et de t'expliquer. Pas de me justifier c'eût été ridicule.En plus ton mail est une synthèse de tout ce que j'entends sur mon compte en virtuel ou en réel ; ça aussi j'en ai pris mon parti.

Je continuerai à AIMER, c'est tout ce que je sais faire.


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Posté par Claudio Orlando à 00:01 - Commentaires [31] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Déjà, "on" et Claudio, sachez que votre échange est exigeant pour le badaud !
Nom de zeus, ça en fait de la ligne à se cogner, mais on est content à la fin.
Même si pour ce qui me concerne, un peu de pollution à chercher qui était ce on. Une fois trouvé, j'ai pu me concentrer sur l'essentiel !
Que de choses ici sont dites !
J'ai retenu pour ma part cette idée que l'on est son seul adversaire et qu'à la fois, tu étais devenu ton pote. C''est du sport, !
Je visionnais cette attitude qui consiste à essayer de gagner et en saluant l'autre à la fin, en le remerciant même, surtout si le "combat" fut joli.
Pour le coup, j'ai mieux compris le marathon. Non que je ne comprenais pas. Mais je ne mesurais pas la dimension spirituelle de la chose. Je comprends mieux du coup un de mes amis, qui lui s'est lancé dans le triathlon, et ce que je percevais comme étant de l'égoïsme de sa part me semble du coup plus relever de l'adversité de soi contre laquelle il faut s'élever.
[sur ce je m'interromps. Faut que j'y aille. Je reviendrai. Promis]

Posté par Didier, 20 novembre 2009 à 08:25

Quel courage d'avoir lu Didier.
Je me doutais bien que le billet était particulier et dissuasif.
Mais pour moi l'important est qu'il existe. Je ne voyais pas garder ça pour moi, j'aurais eu l'impression d'esquiver quelque chose.
Même pas peur ;-)

Posté par Claudio, 20 novembre 2009 à 10:54

Bon ,je confirme, faut s'accrocher pour tout lire et moi, je sais pas qui est ce "on". Mais, je suis plutôt d'accord avec lui, tu le sais déjà, je te l'avais écrit lors de ma toute première intervention sur ton blog. Je pense qu'effectivement tu es très fermé toi qui te crois très ouvert. Très regardant et très critique. Il te manque cette compassion et cette "empathie" qui fait aimer son prochain! Je sais, ne bondit pas, j'emploie ses termes exprès parce que justement l'empathie t'aime pas ça, c'est pour les faibles!!! En fait, tout est question de point de vue (et de sensibilité, encore un mot de faible!!!). Et l'Amour, tu dis en avoir tout plein à donner, mais là aussi, les "techniques" diffèrent!!! Aimer c'est accepter aussi. C'est chercher à comprendre... ce n'est pas juger. Ce que tu es prompt à faire (de mon point de vue). Note qu'on ne se connait pas assez pour que mon point de vue soit juste...
C'est l'impression que donnent tes textes c'est tout!!
Mais bon, si je viens quasi tous les jours sur ton blog, il doit y avoir une raison! Si tu pensais en tout point comme moi, tu serais d'un ennui!!! Et moi, ce que j'aime ce sont tes différences, il est là le débat! dans la confrontation (amicale) des idées et des ressentis! l'intérêt, je le trouve dans ton expérience, dans ton cheminement...(peut-être que ça peut changer un peu ma façon de penser mais qui sait, peut être que nous autres, les intervenants, nous déteignons aussi un peu sur toi!!)
Alors, surtout, ne change rien, ne change pas!!
Garde bien tes qualités... et tes défauts!!
Parce que c'est ce qui fait qu'on vient te lire quotidiennement!
Bizzzz Lilou

Posté par Lilou, 20 novembre 2009 à 12:07

à Lilou

Ah Lilou, il me semble que tu as pu juger de mon empathie en certaines circonstances.
Pour la sensibilité je suis un grand défenseur de la sensibilité et de l'humain. En revanche, la sensiblerie c'est autre chose (http://ambitionpassion.canalblog.com/archives/2009/01/14/12079355.html)
Fermé ou ouvert ? t'en connais beaucoup qui aurait posé cet échgange sur internet ; si ça ce n'est pas être ouvert !
Si tu as tout lu j'ai déjà répondu sur la compassion.
Je ne juge jamais des individus, je remets en question des comportements. Juger peur rabaisser l'autre et atteindre son être. En revanche, remettre en question des comportements permet d'offrir des possibilités d'évolution, d'ouvrir des portes, c'est donc généreux et motivant.

Continue à venir. Mais ce "jugement" sévère, selon moi, et erroné mérite une remise en question, je crois ;-)

Posté par Claudio, 20 novembre 2009 à 12:36

Oups!

Un groq morceau à avaler à jeun le matin, j'ai déjeuné digéré et suis revenue repue... C'es étrange pour ma part j'ai toujours ressenti ici une grande ouverture et une réelle volonté de partage, jamais je n'ai à aucun moment trouvé le ton péremptoire et pas ressenti d'orgeuil sous-jacent ni le besoin des contre quoi que ce soit;
plutôt un sentiment de "positive attitude" et d'empathie, oui, du moins telle que je la conçois, pas le " ma pauvre chérie " quand je me plains, je sais qu'alors j'attends plutôt qu'on mobilise mon potentiel ou ma créativité et non pas qu'on me prenne en pitié, la pitié n'arrange rien,je ne pense pas, par contre l'ouverture et l'écoute de l'autre dans sa réalité, oui et ce n'est pas une mince affaire, cela implique d'abord cette bonne relation avec soi-même, une exigence ausi, on peut tout à fait être humble et fier et fier d'être humble, cette sorte d'amour qui est donné ici me nourrit et m'est bénéfique, en fait je me sens bien en ta compagnie Claudio, mais je me rends compte que ce n'est pas pour tous pareil, et pour ce "on " non plus!
Je suis nulle en sport, je ne cours pas, je ne fume pas, je bois parfois, et je ne me sens pas pour autant agréssée par le marathon quotidien de mon ami de la toile, au contraire, je méne une autre sorte de marathon , chacun le sien, du moment que l'on fait ce qui nous anime avec passion et plaisir, où est donc le probléme?
Prendre conscience de sa valeur, l'enrichir la travailler, faire fructifier ses talents, et s'occuper de ses faiblesses, apprendre des autres et de leur expérience, s'ouvrir à l'autre tout en préservant sa propre identité sa propre personnalité, je crois que c'est ce que je trouve ici, mais bon, comme je fais du Claudio sans en avoir l'air, probable que tout cela est normal!!
:-)
Qu'est ce donc qu'aimer son prochain?


je laiss la question en suspens et comme Didier , je repasserai...

Posté par helenablue, 20 novembre 2009 à 12:58

Oh! pendant que j'écrivais tu fisiat de même en répondant à Lilou, et je te rejoins sur la sensibilité et non la sensiblerie, et aussi sur ce non-jugement que j'apprécie beaucoup chez toi!

Bon là je me sauve, passionnant billet indeed!

Posté par helenablue, 20 novembre 2009 à 13:01

Bonjour...
C'est Blandine ;-)
J'ai tout lu, moi aussi ...
Il faut que je réfléchisse un peu plus, pour "faire le portrait d'un Claudio".
Pour l'instant, je me contente de rebondir sue le dernier paragraphe de ta réponse à Lilou.
Tu vois, en lisant cette note sur moi, je me suis pourtant senti "rabaissée", jugée.
Et encore plus bloquée dans mon ouverture vers les autres...
Oh, bien sûr, je n'étais pas censée la lire, cette note... mais, sait-on jamais...

Bon, je reprends la plume :-))
Je crois que, pour être généreux et motivant, il faut être positif vis à vis de la personne visée.
Blandine, elle a besoin de prendre confiance en elle !!!
Mais, comme j'ai bien compris que tu étais dans la caricature, je pense que, dans la vraie vie, tu sais appuyer sur le positif de chacun pour l'aider à rebondir.

Pas très habituée à ce genre de discours, moi, j'espère avoir dit les choses correctement, pour qu'elles puissent être prises juste pour ce qu'elles sont : une toute petite pierre ajoutée à un édifice ...

J'aime venir ici parce ton ambition de passionneur et d'agitateur (de neurones) me plait bien, mais je ne m'y sens pas toujours à ma place... justement parce que je n'ai pas le discours facile.
C'est sans doute pour ça que je me suis si facilement glissée dans la peau de Blandine ;-))

Allez, à plus. et sans rancune!

Posté par teb, 20 novembre 2009 à 13:41

Ah, zut, j'aurais du dire "à un bel édifice", parce que je le pense vraiment ;-))

Posté par teb, 20 novembre 2009 à 13:44

Blandine je te rappelle que tu ne sors pas des clous, que ton monde aussi banal puisse-t-il paraitre aux autres te convient. Aucune raison donc de te sentir rabaissée. Personne ne te bouscule. On te regardait de loin et on rêvait à ta place, c'est tout.

Teb, merci pour tes visites, elles ont le sens du rebond.

Bon Helena, on va finir par croire que je me suis inventé un pseudo de secours ;-)))
Pour ceux qui connaissent nos blogs respectifs, donc en partie nos parcours, il doit être intéressant de voir comment deux histoires, deux vécus si différents peuvent parvenir à un même axe de pensée, même sens, malgré des quotidiens si éloignés.
Merci.

Posté par Claudio, 20 novembre 2009 à 14:59

Ben

Vous avez dit résilience, Helena et Claudio ? ;-)

Posté par Didier, 20 novembre 2009 à 15:50

"On" aime bien cet échange, et ces commentaires aussi. Tes lecteurs sont de chouettes gens Claudio, je suppose que ce n'est pas un hasard ! :-)

Posté par Tiphaine, 20 novembre 2009 à 16:19

Je n'ai encore rien lu Claudio, je n'ai fait que mesurer, et verticalement c'est haut.
Les commentaires idem.
J'y reviendrai, c'est sûr, mais pas ce soir.

Posté par christian, 20 novembre 2009 à 17:04

Quand tu veux Christian La vie est longue Bises

Posté par Claudio, 20 novembre 2009 à 17:08

J'ai pas encore lu (ce soir ou demain avant l'aube, selon état physique, mental et spirituel)mais je crois que le dessin résume assez bien.
Je comprends aussi pourquoi le marché des imprimantes explose! Suis content d'avoir de nouvelles lunettes moi.

Posté par LP, 20 novembre 2009 à 18:19

Anthologique

Décidément, je ne m'y fais pas à ce dialecte "fort" / "faible" , "intelligent/pas intelligent".
Une obsession aussi dont je découvre qu'elle est en fait sous ses dehors agaçants avec des dedans positifs.
Je comprends du coup celles et ceux qui utilisent des termes durs relatifs à des comportements sévères.
Il n'est pas si fréquent qu'on appelle un chat un chat, de nos jours.
Au fond, je ne sais pas si c'est vers la pitié ou la compassion qu'il faut aller.
Je crois pour ma part que tout le monde est fort, que tout le monde est faible, que chacun a son intelligence.
Après, c'est comme les gris.
Y'a plus ou moins foncé. Plus ou moins clair.
Ce qui est sympa, dans ce portrait croisé et croisant, et dans cette réponse, c'est peut être finalement que ça nous invite.
Non à nous tirer le portrait les uns les autres, mais plutôt à ouvrir les yeux, les oreilles, à ressentir. Au-delà de la longueur qu'il faut se faller, il y a quelque chose de l'ordre de l'apaisant dans ce dialogue, à un, à deux, à trois, à dix, à mille. Apaisant parce qu'il rend possible ce qui par ailleurs l'est moins. Parler de soi. Ouvert. Et non parler de soi. Fermé.
Et dire que sans tout cela, jamais je n'aurais lu ce chef d'oeuvre : j'ai appris autour de 35 ans que je n'étais pas idiot, depuis j'assume mon intelligence. Anthologique.
Je ne sais juste pas dans quel ordre il faut mettre les choses : bravo et merci ? Ou merci et bravo ?

Posté par Didier, 20 novembre 2009 à 18:53

Dis-moi Didier, c'est possible de rire d'un truc qu'on ne comprend pas ? C'est ce qui m'arrive en lisant le dernier paragraphe. Je rigole, mais je n'ai pas tout compris. L'important c'est d'en rire. Merci... et... Bravo.

Posté par Claudio, 20 novembre 2009 à 19:02

C'est assez personnel tout ça mais c'est édité, donc je me suis permis de le lire, d'abord le portrait de Claudio que je ne connais pas, si ce n'est depuis peu par blogs interposés. Puis la réponse bien évidement.
Je voudrais rebondir sur deux choses.
La première pour relever quelque chose qui m'a fait rire dans le portrait fait par On "Ton parcours est personnel, je pense qu'en effet tu peux être fier de ton parcours, de ce pourquoi tu t'es battu, de ce à quoi tu es arrivé, malgré "l'adversité" (tu mets là-dedans un tas de trucs genre l'éducation nationale, la connerie ambiante, les fonctionnaires, bref, tout ce qui tourne pas rond selon toi)" et "autour de toi, rares sont ceux qui ont eu le même parcours. Très rares même. D'une certaine façon, tu as le parcours "caricatural" de l'immigré qui a dû prouver seul qu'il valait autant qu'un français à qui tout est tombé directement dès la naissance".
Pour ma part je ne pense pas que c'est un parcours rare que de se battre tous les jours contre la connerie ambiante et que nous sommes tous confrontés tous les jours au dysfonctionnement des fonctionnaires et de l'éducation nationale. Ca ne veut pas dire qu'il faut les rejeter en bloc bien au contraire mais on a quand même le droit de relever tout ce qui ne tourne pas rond...
Sans que ça en fasse un parcours atypique. Les gens passent quand même leur temps à râler contre la SNCF, les grèves, l'absentéisme des professeurs, Claudio est loin d'être le seul, maintenant libre à chacun de se faire une opinion sur ces dysfonctionnements. Il y a bien entendu d'excellents profs et de supers fonctionnaires mais ça n'empêche pas la critique surtout si elle est constructive.
Maintenant, je ne connais pas le parcours de Claudio et je n'émets aucun jugement sur celui-ci.
La deuxième chose est mon opinion sur ce qui ressort de vos courriers. Le fait de tirer les autres vers le haut en les mettant toujours face à la montagne où ils pourraient accéder, en les mettant toujours devant le mieux qu'ils pourraient atteindre est-il rabaissant pour certaines personnes manquant de confiance en elles ou ayant une vision de la vie différente.
Pour moi la réponse est oui et non ou plutôt non et oui, car j'aurai une petite préférence pour le non ( Mais j'aime bien être neutre dans ce genre de débat - peut-être un manque d'ambition ou de confiance en moi !!)
Je vais prendre l'exemple de l'école, où dorénavant tous les élèves sont bons, il n'y a plus de cancre, les commentaires qui pourraient montrer un côté négatif à l'enfant sont proscrits. Les notes vont de passable à très bien car le nul ou le zero n'existent plus. Au fond, je trouve ça pas si mal, c'est vrai que la première chose qu'on devrait inculquer aux enfants est la confiance en eux et non pas l'humiliation. Ils font donc un parcours soit très bien soit passable, ils ne redoublent qu'avec l'accord des parents et le niveau baisse chaque année mais comme c'est le niveau national, tout le monde est à la même enseigne et c'est très bien.
Sauf que ce constat ne peut être valable que si sur son chemin on rencontre des "ambition passionneur", des gens qui ne se contentent pas du passable mais qui vous montrent qu'on peut aller plus haut, plus loin, qui vous mettent des coups de pieds au derrière pour avancer.
Et les coups de pieds au derrière font moins attention à la forme qu'au fond et c'est pour ça qu'ils peuvent parfois être mal interprétés.
Je conclurai en parlant des blogs, il y a ceux comme celui de Claudio où on retrouve de la plume, des textes bien écrits qui se suffisent parfois à eux même et des blogs où on raconte le chemin pour aller à la médiathèque ou les photos de son chat. mais peu importe le contenu, c'est comme l'art moderne, le seul fait d'exister et d'avoir été créé en fait un blog. Et toute critique, tant qu'elle n'est pas bête et méchante, est bonne à prendre !
J'espère n'avoir froissé personne avec mes remarques et vous souhaite à tous une excellent soirée.

Posté par Sophie, 20 novembre 2009 à 19:03

@ Claudio : pas compris quel paragraphe, au juste ?
[c'est que du coup, avec nos textes et commentaires à rallonge, faut qu'on s'entende bien sur ce qu'on écrit ;-)]
@ Sophie : non seulement pas possible d'être froissé, mais en plus : super témoignage !

Posté par Didier, 20 novembre 2009 à 19:10

Et Sophie passa, prit le temps de lire et commenta abondamment.
Merci.
Je suis en train de penser que Barbara nous en aurait fait des pages là-dessus.A son retour peut-être.

Didier je ne comprenais pas en quoi c'était "anthologique" ce truc de 35 ans et d'intelligence.

Posté par Claudio, 20 novembre 2009 à 19:17

Christian

Nous ferons partie des piégés (au km et vu les commentaires) ou des heureux qui auront Notes et Partages...Je ne mets pas de point d'interrogation, heureux bien sûr.

Posté par LP, 20 novembre 2009 à 19:20

J’avoue ne pas avoir accroché. Impression de déjà lu peut-être ou fatigue du soir et semaine.
Et long, trop long les deux textes, un peu loin de mon vécu, un brin nombriliste…
J’ai sur un autre Blog lu quelques phrases qui m’ont beaucoup plus aidé à ma méditation du soir, je vous les livre à titre de partage. Belle nuit.

“La vie n'est pas toujours simple. Mais il nous arrive souvent de la compliquer plus que nécessaire.
Chaque jour, de nouvelles circonstances se présentent. Les gens n'ont pas toujours les attitudes auxquelles nous nous attendons. Soit nous pouvons agir pour changer ces circonstances et ces attitudes, soit nous n'y pouvons rien.
Un des secrets du bonheur est de savoir faire la différence et d'accepter ce que nous ne pouvons pas changer… Mais la première étape est de s'accepter… soi-même !
Acceptez vos forces et vos faiblesses.
Acceptez vos talents et vos défauts.
Acceptez vos succès et vos fautes.
Acceptez la personnalité que vous avez développée. Acceptez votre pouvoir de guérir et de changer.
Acceptez-vous complètement, sans “si” et sans “mais”.
Acceptez votre vie et les leçons qu'elle vous offre. Acceptez vos erreurs - elles sont essentielles pour apprendre et grandir.
Acceptez le pouvoir que vous avez de modifier vos émotions.”
(Source non-précisée)

Posté par Louis-Paul, 20 novembre 2009 à 23:15

J'ai oublié d'écrire que ces deux textes ont (de mon point de vue) le mérite d'avoir permis de belles expressions à travers les commentaires. De cela et c'est souvent sur ce Blog, merci Claudio.

Posté par Louis-Paul, 20 novembre 2009 à 23:38

Pietà!
"on" et "Claudio", essayez de vous mettre d'accord sur le sens que l'un et l'autre donnez au mot pitié!
"Quelle bande de ons"disait Prévert.
On peut pacifier le débat, arrêter de sodomiser les diptères en écoutant, chanté par Julos Beaucarne dans "mon terroir c'est les galaxies":"Si tous les gens qui disent..."

Posté par la nonna, 21 novembre 2009 à 07:32

Wouaou ça fait de la lecture. Pas réussi à lire tous les commentaires... Enfin j'ai manqué d'exigence à mon égard pour tout lire.
Je rebondis sur 1 point.
Il y a des personnes qui jugent et disent "attention je ne juge pas les personnes. Je juge les actes." Mmmm, bien et après un jugement est un jugement. Et qui sommes-nous pour juger ? Ou alors à la limite juger le comportement d'une classe sociologique mais juger le comportement d'une personne en particulier peu ou prou c'est quand même juger la personne. Ses comportements étant une part d'elle.
Juger sous entends que l'on détient LA vérité. Ben non, personne ne la détiens et tout le monde pense la détenir. Par ce que LA vérité n'existe pas. Nous portons tous un regard sur la Vie qui nous est personnel, qui est le fruit de notre parcours, de notre éducation, de nos gènes, de nos ancêtres, de notre culture, etc... Nous sommes uniques et portons un regard unique sur le monde.

J'aime l'extrait de source non précisée de LP.

Posté par Berrybelle, 21 novembre 2009 à 22:15

Tu vas faire plaisir à Tiphaine, Berrybelle.

Et pourtant, vous vous trompez. "Selon moi, vous vous trompez" devrais-je écrire pour éviter que vous vous sentiez jugées ;-)

Il n'y a qu'une façon d'évoluer, accepter le changement. Pour ce faire il faut remettre en question des comportements, les siens pour commencer et par l'explication ceux des autres si on a les moyens d'argumenter et de faire partager le pourquoi on pense que les résultats escomptés seraient meilleurs en changeant les comportements.
toujours la même chose, seulement si quelqu'un se plaint d'un résultat;

"Juger" des comportements, hormis le fait que c'est juste de le faire permet de ne pas atteindre, toucher l'Être de l'autre, de ne pas le culpabiliser, le charger. il gardera ainsi ses ressources pour se mettre au travail.

Pour ce qui est de la fin de ton commentaire, à force de penser que tout est point de vue, résultat de vécu, culture etc. tout devient goûts et couleurs. Dans ce cas, à quoi servirait même de discuter puisque chacun aurait ses propres raisons de faire ce qu'il fait.
Alors tout serait figé. Ce n'est pas ce que, personnellement, je nous souhaite ; l'immobilisme c'est l'ennemi.
Je précise que je parle bien de l'individu et pas du groupe, c'est l'individu qui a le pouvoir sur lui et c'est son comportement qui sera une part du comportement du groupe.

Posté par Claudio, 21 novembre 2009 à 22:27

Il y a tant à dire

Mais non je ne me trompe pas Claudio. Il est impossible que toi et moi on voit la vie de la même façon. IMPOSSIBLE ! Donc impossible aussi que les comportements acceptables pour l'un le soit pour l'autre.

Une amie a disputé fortement sa fille et mon fils car ils avaient décoré la bouche d'évacuation d'eau en béton à la craie. C'était beau selon mon appréciation, pleins de couleurs. Moi je ne vois pas le problème. Pour l'amie il y en avait un "on ne dessine pas là-dessus !"

Selon ton point de vue, si il y avait des comportements universellement acceptables et d'autres universellement inacceptables, dans un monde idéal, chacun ne ferait que ce qui est défini comme bien. Du coup, nous serions tous plus ou moins les mêmes ! C'est alors que tout serait figé. Il n'y aura plus de place pour la fantaisie ou la créativité. Hop tous sur le même modèle. Si cette discussion peut avoir lieu c'est justement que l'on peut penser différemment par ce qu'on n'est (naît) différent : culture différente, âge différent, sexe différent, parcours de vie différent, parents différents, etc.

Par ailleurs, je trouve que l'idée qu'il y a des choses bonnes et d'autres mauvaises est un héritage de notre société judéo-chrétienne. Les religions aiment ce manichéisme... Je le récuse. Ce qui est bon pour moi ne l'ai pas forcément pour toi et inversement. Le marathon est ton plaisir sportif. Moi mon plaisir sportif c'est la rando ou la natation.

Après je te rejoins sur l'idée de ne pas perdre de vue l'individu au profit du groupe. Le groupe c'est la somme des individus mais on sait aussi ce que peut produire la foule, le groupe comme comportements. Ça me fait penser au livre Mind Map que je lis. Un exemple : Tony Buzan a formé un groupe de banquier au mind map. Il leur a donné un mini mind map (ou un brainstorming) à réaliser sur le thème du bonheur. Il leur a demandé d'estimer combien de mots, d'idées seraient communes à l'ensemble du groupe, à 4 personnes, à 3 personnes, à 2 et à une seule. Edifiant, il n'y a pas de mots communs à tout le groupe. Plus des 3/4 des idées sont communes... à une seule personne ! En partant d'un même mot, la complexité de notre cerveau, la pensée irradiante (de fil en aiguille), notre unicité fait que personne ne pense pareil donc n'agit pareil.

J'ai une amie qui a une conception de l'éducation qui n'est pas la mienne. Elle fait ce qu'elle veut avec ses enfants tant qu'elle ne les maltraite pas, ça ne me regarde pas. Je ne la critique pas. Elle par contre ne s'en prive pas car elle est persuadée d'avoir raison. Il n'y a pas de discussion possible, elle reste fermement sur ses positions car elles sont -selon elle- les bonnes. Les autres manière de faire sont mauvaises. Ce n'est pas discutable.

Paradoxalement, les personnalités de ce genre créent chez moi une une envie très forte de leur prouver qu'elles ont tort ! Je me retiens. Je sais pour avoir déjà essayé que ces personnes ne peuvent pas entendre un autre son de cloche. Elles ne peuvent pas se mettre à la place de l'autre, faire preuve d'empathie, imaginer que l'autre soit différent et néanmoins tout aussi chargé de valeur qu'elles. Tout ça pour dire que ces personnes ne peuvent pas entendre. Peut-être ont-elles trop peur d'être déstabilisées et de remettre en cause un fonctionnement établi depuis fort longtemps.

Posté par Berrybelle, 22 novembre 2009 à 10:37

Berrybelle, je crois que tu pointes un truc essentiel. La question de l'écoute.
Claudio, sur ce blog, se permet de dire.
Il en prend le risque.
Tout cet échange montre à quel point la précision dans le choix des mots s'impose à chacun.
Tout cet échange montre aussi comment une même phrase est "reçue". Bien ici, mal là, etc.
Et l'on bute toujours, je trouve, sur cette question du "juger". Sur ces binômes improbables "bien/mal" qu'on se coltine tel un fardeau, un colis indomptable, comme s'il fallait toujours trancher, alors que quoi ? On sait tous que ce n'est pas aussi simple. Et que tout ne mérite pas d'être réduit. Accepter, aussi, que des réalités complexes nous échappent fait partie du jeu. Et du je.
Donner un point de vue, parfois sans fioritures, devient être jugeant. Curieux, non ?
Héritage catho ? Oui sans doute. Mais pas que.
Société moralisante, aussi. Culpabilités portées faute de prendre toujours ses responsabilités. Culpabilités masquées à soi-même même si visibles par tout le monde.
Il y a là un mystère pour moi.
[je parle en général, pas en rebond particulier à l'un ou l'autre des commentaires]

Posté par Didier, 22 novembre 2009 à 11:05

J'aime bien la CNV ou les techniques de com de Salomé ou Filliozat par ce que je justement on ne juge pas et on prends NOTRE responsabilité de NOS émotions, de NOS opinions.
La phrase type c'est Quand tu fais ceci ou cela, je ressens ceci ou cela parce que j'ai besoin de... donc je te demande de.... Tu prends la responsabilité de ton vécu sans mettre l'autre en accusation, tu dois identifier ton ressenti et ton besoin pour formuler ta demande. C'est une façon de faire très exigeante car nous ne sommes pas habituer d'une part à être non jugeant et d'autre part à s'introspecter. Il est tellement plus facile car automatique de dire "arrête ça tu m'énerves !"

Posté par Berrybelle, 22 novembre 2009 à 11:19

L'éducation

Je n'ai pas encore lu le courrier de On, ni la réponse de Claudio.
J'ai commencé par quelques commentaires (les plus courts) puis, je suis allé chercher, et j'ai trouvé ce qu'était la CNV, l'assertivité ...

J'apprends que j'ai beaucoup a apprendre.

Puis je me dis, mon éducation catho d'enfant (a bien aidé mes parents) et beaucoup influencé mon moi.

J'en viens à aujourd'hui et à l'éducation familiale des gamins; je me dis que les parents qui refusent le religieux pour éduquer doivent être bien savants !
Donc, s'ils ne le sont pas, soit ils laissent faire la rue, l'école laïque, l'école libre, la religion, les sectes, le sport, la prison ...
N'est-ce-pas le problème d'une partie de notre jeunesse ?
Et de notre société ?

Posté par christian, 22 novembre 2009 à 20:16

Je t'ai répondu, enfin, disons plutôt que j'ai essayé de te répondre ici, Christian : http://lecanarducoin.blogspot.com/2009/11/la-religions-manque-telle.html

pas voulu, Claudio, "encombrer" davantage cet espace ;-)

Posté par Didier, 22 novembre 2009 à 21:37

Dommage Didier ;-)

Christian, j'avais déjà parlé de communication assertive ici : http://ambitionpassion.canalblog.com/archives/2009/02/09/12426992.html

Posté par Claudio, 22 novembre 2009 à 22:02

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