Voilà. C'est fait.
Tout le monde a eu son compte de vœux sirupeux et de paroles creuses et vides de sens. Le symbole a joué son rôle d'encouragement et d'espoir pour les plus faibles d'esprit. L'idée d'exutoire a de nouveau justifié les comportements personnels tellement condamnables chez les autres. L'incohérence est retombée sur ses pattes parce que "c'est humain" et l'honnêteté intellectuelle est passée pour de l'orgueil.
Bon. L'important est que ce soit passé, pour ce tour-là du moins. L'année prochaine est un autre jour et on va pouvoir repasser aux choses sérieuses, si tant est qu'on y soit passé un jour.
Il va nous rester à gérer les vœux jusqu'à la fin du mois. C'est jouable et pas insurmontable.

Mais. Tous ces mots ne sont que railleries et désespérances de misanthropes ou de frustrés !
Bien sûr.
Un bon exemple qui résume bien ce qu'on pense de ceux-là. Sur un blog ami juste avant les fêtes, on pouvait lire ceci :
"Certains, souvent blasés, se plaisent à affirmer haut et fort qu’ils n’aiment pas les fêtes. Les fêtes qui seraient “obligées” parce qu’à date fixe. Comme Noël, par exemple mais pas au hasard. Souvent, en plus, ils prennent l’air supérieur  de ceux qui sont bien au-delà de ça .

Moi, j’aime bien. Ce sont des moments de partage où l’on peut tous se retrouver, en famille et/ou entre amis, justement parce que le jour a été “réservé”. Le reste de l’année, les emplois du temps des uns et des autres font qu’il est difficile de réunir tout le monde. Du coup, les préparatifs ne sont pas une contrainte : j’ai pris plaisir à décorer mon sapin, à concocter le menu, et je m’apprête à cuisiner avec enthousiasme.

N’en déplaise aux grincheux, aujourd’hui je suis heureuse parce que je sais qu’ils seront là, contents d’y être, que nous allons partager des souvenirs, gais ou tristes, sans même avoir besoin de les rappeler tellement ils nous sont communs. On rira, peut-être même se disputera-t-on pour des riens en parlant politique ou société (parce qu’on est un peu comme ça chez nous…), avant de rire à nouveau.

Tiens, ça m’émeut rien que d’y penser.

Je vous souhaite à tous de passer, à votre manière, d’excellentes fêtes de fin d’année"

Donc, votre serviteur, en dehors d'être un "grincheux" "blasé" se permettrait de "(prendre) l'air supérieur de ceux qui sont bien au-delà de ça". Voyez comme sont les gens ! Mais le "grincheux" prend soin de répondre après les fêtes tout de même. Quelle classe ! ;-)

Bien. Concluons. En m'adressant à mes lecteurs habituels :
Il me semble prouver ici, tous les jours de l'année, le bien que je veux aux autres et pas seulement à ceux que je connais, pour l'année à venir, les années à venir et la vie. J'ajoute que parler pour parler ne m'intéresse pas, que les vœux pieux ne sont qu'un faux carburant et les rêves qui ne se réalisent pas, de la mièvrerie pour adolescent. Par conséquent, je ne dis ici que des choses qui sont possibles, ne donne que des pistes, selon moi, ensoleillées et des moyens efficaces... à condition d'adopter les comportements adéquats.
Bref. je n'ai pas besoin, de nous dire "je nous aime" ("à date fixe", disait-on plus haut) ni de nous souhaiter le meilleur. Tout cela est une évidence.
L'honnêteté me fait dire que Vous, comme moi, pouvons tout ce que nous voulons si nous faisons ce qu'il faut pour cela. Alors mes vœux, mes espérances, mes textos et mes mails agrémentés de mots convenus comme "paix sur terre" "santé" etc. etc. ne serviraient à rien. Vous avez en vous, comme moi, tout ce qu'il faut, et le reste n'est que littérature (dans le sens que vous avez compris)
- Mais tu avais dit "Concluons" ?
- Oui, c'est vrai. Pardon.
Mais j'ai quand même oublié de parler de la cohérence nécessaire au respect de soi. On ne peut pas passer son année à dénigrer double langage, hypocrisie, apparences, faux-semblants, surconsommation et craquer avant la ligne d'arrivée. On ne peut, non plus, aimer son prochain dans un texto et accepter de le "combattre" onze mois durant. Trêve des confiseurs et Grand Pardon structurent une société hypocrite et libèrent les âmes médiocres.
Heureusement, il reste quelques esprits à l'air supérieur qui se croient bien au-delà de ça.