Lorsqu'on constate que des équipes de football historiquement fortes, quittent la Coupe du Monde dès le premier tour (La France, l'Italie) on ne peut s'empêcher de penser au déclin de l'Europe.
Quand dans le même temps, on voit les taux de croissance insolents et le dynamisme de certains pays (Inde, Chine...) et leur implantation dans des régions et des continents (Afrique) jadis "terrain de jeu" des Européens, on ne peut s'empêcher de penser au déclin de l'Europe.
Quand on voit le Brésil et la Turquie jouer un rôle de médiateur diplomatique là où les vieux pays n'ont plus aucun crédit, on ne peut s'empêcher de penser au déclin de l'Europe.

Sport, Économie, Politique, Quoi encore ? On ne peut pas dire qu'on ne les avait pas vu venir. Mais on a vécu sur nos acquis, notre histoire, nos valeurs.
Et on n'a pas fini de faire du déni. Pendant ce temps-là les autres avancent.
Quand on voit son bien s'effriter, on s'accroche, on le protège, guidé par la peur. Au lieu de libérer les énergies, de foncer, guidé par l'espoir, la vie. Dogmatiques et vieux, on s'endort, on va finir musées et maisons de retraites. On se cloitre, on ferme les volets, on se sclérose. On se rassure avec la matière grise, le terroir et le TGV, on oublie qu'on empile des administrations, des commissions, des parlements, des sommets et des réunions bilatérales. Quel poids !
Et le responsable de cette inertie, c'est chacun de nous. Nos gouvernants font ce qu'ils peuvent avec des peuples frileux. Dès qu'on veut bouger quelque chose, tout est impossible.

Toujours les mêmes freins qu'il s'agisse d'individus ou de structures : La Peur et l'Orgueil.
Pendant ce temps-là...