09 février 2009
La Communication assertive
Quelle violence !
Plus le temps passe et plus les rapports humains deviennent agressifs et violents. C'est ce que je constate.
Souvent par réaction qui servira de justification.
Et même si on ne s'en tient qu'aux paroles, tout se dégrade. Le rapport conflictuel semble être devenu la règle même pour ceux qui le dénoncent.
Paradoxe d'une société qui a acquis toute la connaissance nécessaire pour faire autrement.
Avez-vous remarqué à quel point les oppositions entre groupes, corporations et catégories sociales se radicalisent ?
A leur tête, des dirigeants censés trouver des solutions osent lancer des propos haineux sans tenir compte de leur impact sur la population. Autrefois, on appelait les dirigeants, "les responsables", on ne s'y hasarde plus, tant ils sont va-t-en-guerre.
Un seul exemple : Quand un syndicaliste annonce, très tranquillement, qu'il faut "instaurer un rapport de force" ou "maintenir la pression" ; ça commence bien. Je veux la paix et j'agresse. Il a toutes les chances de ne pas réussir (ça lui permettra de garder son boulot)
Bien entendu, l'agression et la méchanceté ne sont là que pour cacher un manque d'arguments et flatter les masses les plus primaires.
Pour ma part, j'aime que la conversation soit policée. Elle permet d'aller directement au sujet tout en respectant les uns et les autres.
L'huile sur le feu que constitue l'emploi d'un certain vocabulaire pollue le cheminement de la conversation et finira par faire parler la pulsion plus que la raison.
(Même dans la sphère amicale, j'entends de plus en plus des, par exemple, "Oh la salo.. !" censée être une marque d'affection. Va comprendre)
La recherche permanente d'une communication assertive, si elle était généralisée, et c'est possible et simple, permettrait des progrès extraordinaires et rapides dans nos rapports humains.
- Ne jamais dire quelque chose qui puisse casser le lien de la conversation.
- Chercher l'intérêt de l'autre et de soi au même niveau, toujours, toujours.
- Sans calcul. Le vouloir vraiment. Pas question de manipuler.
- Garder son calme. Ne pas répondre aux éventuelles agressions. Continuer à aider l'autre (même agresseur). Il finira par vouloir la paix, lui aussi.
- Toujours rechercher un rapport horizontal, Adulte/Adulte. Parler à son égal. Faire confiance à son intelligence. Expliquer. Expliquer. Toujours. Si notre pensée est saine et authentique, nos arguments feront mouches, un jour ou l'autre. Patience.
...
Cela ne se décrète pas ? Bien sûr. Mais c'est comme tout. Commençons nous-mêmes. (sans rien attendre en contre-partie. Rien... ça viendra)
Autre chose : Merci à Helena, Patrick et Sylvie de m'avoir fait lire "Syngué sabour".
Rien à ajouter à ce qu'ils en disent.
Commentaires
c'est vrai
d'ailleurs, j'ai remarqué une chose : une personne en face de vous commence à s'énerver et vous gardez votre calme en lui répondant poliment, ça l'énerve encore plus.
Avant, je m'énervais assez facilement pour des choses importantes ou pour des bétises parce que je ne comprenais pas que l'on puisse penser différement de moi. Maintenant, j'ai compris que l'on ne change pas les autres et c'est une perte de temps d'essayer de convaincre. Je préfère me concentrer sur les choses que je considère comme essentiels dans ma vie. La vie est trop courte !
Lorsque j'étais petite, je me souviens avoir assisté à des discussions politiques enflammées entre ma mère et ma tante qui se terminaient en disputes ! D'un autre côté, je ne pense pas que l'on puisse garder son calme en toutes circonstances. Tandis que certains jours, vous ferez preuve d'un calme olympien à d'autres moments, une seule petite phrase vous énervera.
au fait claudio
tu n'as pas dit qui, au palais de justice de nice devait être garde des sceaux !
isabelle, le vœu formulé valait réponse (évidente en plus)
Google étant un bon ami souvent, il lui arrive dêtre trop curieux. Aussi j'évitais de citer le nom. Cela m'avait valu des désagréments inutiles sur un autre blog avec ce même nom.
En échange de rien
C'est l'aspect le plus important de ce que tu viens d'écrire aujourd'hui, Cher Claudio.
En tout cas le plus important pour moi car c'est une attitude qui m'est naturelle. (alors que ne pas m'énerver me paraît moins à ma portée, voire moins humain...)
Ce qui me fait penser que l'inverse du capitalisme n'est pas le communisme, mais bien l'altruisme.
C'est une question structurelle : de l'altruisme universel et généralisé découleraient bien des solutions.
Tu as raison LUC. A condition de ne pas parler d'"altruisme d'assistante sociale" de celui qui distribue des biens de consommation, des cadeaux, de l'argent, du matériel. Celui de la bonne conscience et de la parade.
L'autre, le vrai, est altruisme qui libère, qui responsabilise, qui porte intérêt, qui respecte, qui rend la dignité, qui aime l'autre parce qu'il est, tout simplement.
Généralisé et pas imposé. Ce sera long mais c'est possible. Je me répète commençons nous-mêmes. Alors nous sommes déjà 2.
Je pourrais peut-être créer un test pour voir si on y est prêt. je vais y réfléchir.
ahhhhhh
j'ai compris ...
personnellement pour bien connaitre le P. de N, je choisirai quelqu'un d'autre...
De jour en jour, consternée, je fais le même constat que toi.
C'est la sagesse qui parle ici.
C'est formidable que tu nous rappelles que c'est possible...
Q A
Quotient Altruistique ? Mais comment évaluer cela ? Enfin, nous verrons bien le test que tu vas nous pondre.
C’est une coïncidence, tu parles aujourd’hui de rapports agressifs et violents et voilà que ce matin, en allant travailler, j’ai eu la tentation très forte de m’arrêter pour en découdre avec un autre automobiliste. (voiture passée trop près, coups de klaxon, regards mauvais…)
Finalement, rien n’est arrivé, mais je me dis que, souvent, l’agressivité tient au fait que l’on se sent attaqué dans notre être, dans ce qui fait qu’on est nous ; comme si notre personnalité elle-même était remise en cause. Et tout ça pour rien !
Q.A. Le test.
On va faire simple.
En ces temps où le sport national, c'est de critiquer le Président (et pas seulement ses comportements ou ses choix), on pourrait évaluer le Q.A. au nombre de jours pendant les lesquels on tient sans en dire du mal.
Bon pour les partisans, on peut choisir une autre personnalité.
Aaaaaaah !
Enfin du concret !
J'va essayer...
alors
note président, je l'aime bien, ça ne sera donc pas trop difficile de rester plusieurs jours sans dire du mal du mal !
Il faut donc essayer avec quelqu'un d'autre. Honnêtement. ;-)
Attention à ne pas confondre agressivité et violence.
L'agressivité nous vient de notre passé de chasseur-cueilleur. Elle est vitale et intervient quand notre (sur)vie est en jeu. L'exemple de LUC avec l'auto le met bien en évidence.
La violence c'est autre chose...
oui
il faut essayer avec quelqu'un d'autre !
La violence, l'agressivité, ce sont aussi des enfants de la peur, non ?
Et comme cette peur est savamment entretenue...
J'entends depuis tellement d'année que "ça va péter"...
Elle est surtout entretenue par les peureux...
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