31 mars 2009
D'un défi à l'autre
Dans ma Préparation Marathon pour Marseille le 26 avril, j'entame ma 7ème semaine. Plan d'entrainement bousculé ces derniers temps à cause d'une blessure légère au mollet qui a choisi l'endurance. Elle dure.
Aussi, je décale les jours. J'inverse les distances. Je rattrape le retard. Un vrai casse-tête.
Hier, lundi, j'ai voulu donc récupérer mon dimanche annulé pour cause de douleur et de fortes pluies.
Je pars de chez moi à 07h. Je m'aperçois qu'il est 06h de la semaine dernière. Sans importance. Il pleut gentiment. Je décide un rythme lent, très lent, très très lent. Et sur les conseils toujours pertinents de notre ami "le hibou", je fais la première heure en 8/2 (8 minutes de course et 2 minutes de marche. Lui m'avait dit 6/4 et la marche à reculons. Mais, il habite à la campagne et a du mal à imaginer que sur notre Prom', on ne marche pas à reculons, on se doit de "paraître") Ensuite je reprends la course non-stop.
Arrivé à Cap 3000, je fais demi-tour. La pluie a décidé d'accélérer. Trempé de la tête aux pieds, je continue.
Au final j'aurai fait 20 kms en 2h 13'. Pour un blessé ça va.
Entre Carras et Lenval, un vent très fort se lève. De face. La pluie se mélange aux embruns et le goût salé sur les lèvres est très agréable. En revanche, ce même cocktail est insupportable pour les yeux qui piquent et brûlent vraiment beaucoup.
Puis, ça se calme un peu. Au niveau du CUM, derrière les nuages lourds apparait une lueur. Pas un soleil qui va transpercer. Seulement une lumière qui éclaire la ville et la mer. Celle dont parlent les grands artistes. La voir, la recevoir vous ferait mourir dans l'instant sans regrets.
Elle parle. Elle me confirme qu'elle n'est pas soleil voilé, qu'elle n'est là que pour m'offrir matière à billet, demain. Je prends.
Trempé et heureux. La journée commence très bien.
Pour ceux qui ont suivi le Défifoto relevé par quelques blogueurs-amis, le mot de la semaine est : Rire.
Chacun peut participer en publiant SA photo sur SON blog le vendredi.
J'offrirai volontiers l'hospitalité aux photos des participants sans-blog ou de ceux qui ne souhaitent pas le faire sur le leur. A condition de m'envoyer la photo avant jeudi soir... à une heure décente.
J'en profite pour rappeler que ce blog est ouvert à tous pour des Tribunes Libres. Vraiment Libres.
Autre chose : ça s'active encore pas mal sur le billet de dimanche. Et les commentaires sont très intéressants. Merci à tous.
30 mars 2009
100% d'Humain(s)
- 100% des sondés voudraient plus d'Humain dans les rapports sociaux.
- Ah oui ? Alors, c'est bon. C'est nouveau. Tout le monde a compris. C'est le jour de clarté.
- T'emballes pas, Camarade ! On leur a pas demandé leur définition d'Humain.
- Dommage.
- Non. On l'a fait exprès.
- Pourquoi ?
- Je ne t'explique pas. Tu pourrais pas comprendre.
- Pourtant Humain, c'est facile. c'est pareil pour nous tous. C'est penser aux autres. Être doux, gentil, altruiste...
- T'emballes pas, j'te dis !
- Mais pourquoi tu m'arrêtes tout le temps ? On va jamais y arriver si on essaie pas.
- Même si on essaie, on va jamais y arriver. Alors, te fatigue pas.
- Pffff ! Pessimiste. C'est pas Humain d'être pessimiste.
- Ah ! Tu commences déjà à embrouiller. Je t'explique : Tu as vu l'autre jour à la télé, des ouvriers qui balançaient des œufs sur la tête de leur patron et après il criaient et donnaient des coups de pied rageurs sur des mannequins en chiffon...
- C'est pas Humain !
- Et bien si, figure-toi. Eux ils pensent que c'est le directeur qui n'est pas Humain. Ils ont des arguments qui tiennent la route en plus. Ils parlent de violence sociale et structurelle. Ils disent que les œufs ou les insultes ce n'est rien à côté de ce qu'on leur fait etc. etc.
- Non. Non. Alors, ils n'ont pas été sondés ceux-là.
- Si. Si. Mais, ils emploient un autre mot.
- Et le patron, il pense quoi ?
- La même chose en ce qui concerne le sondage et l'exact contraire en ce qui concerne les définitions.
- Toi, t'es en train de me contaminer. Tu veux me faire croire que tout est foutu...
- Foutu et sans solution, c'est pas pareil.
- Bah, un peu quand même. Qui n'avance pas recule.
- Disons que freiner la dégradation ce serait déjà pas mal.
- Quelle ambition ! Vas-y. Si tout le monde pense comme toi, on n'est pas sorti.
- On n'est pas sortis.
- Mais tu comprends pas qu'on peut Tout ? Non. Tu comprends pas. Ou tu veux pas comprendre. Trop simple, hein ? Trop facile. On peut apprendre, apprendre à apprendre, chercher, éveiller, réveiller, inciter, motiver, passionner...
- Passionner ??? Mais tu rêves mon garçon.
- Passionner pour faire des émules...
- T'as pas le droit de bousculer les immobiles. C'est pas humain.
- OK. D'accord. J'ai pas le droit. En contrepartie tu leur diras que je veux plus les entendre. Parce que quand on est mort, on ferme sa gueule !
29 mars 2009
La Question du Dimanche
Bizarre. J'ai une affection particulière pour une voiture. C'était l'une de mes premières voitures. Une Autobianchi A112 Elegante. Blanche et capot noir. Pas la première et très loin d'être la dernière, elle est associée pourtant à des émotions plutôt agréables.
Une connivence nous liait. Tornado de Zorro, fidèle complice qui ne déçoit jamais.
Et la question ? Ah oui. La question.
Suis-je le seul à avoir un attachement affectif avec un objet,
enfin pire une machine, pire encore une voiture ?
Quelqu'un a-t-il déjà eu une Autobianchi A112 ?
(Parce que j'ai appris que 2 de mes plus chers amis en avaient eu une - Les grands esprits...)
28 mars 2009
ToutMélangé.com
Vous vous apprêtez à rentrer au Théâtre de la Photographie pour voir une expo. Au même moment sort un couple. Le monsieur : "Si c'est pas une honte d'exposer de telles cochonneries !" Alors, vous pressez le pas. Les cochonneries vous aimez ça. La remarque résonnait comme celles que nous entendions avant... 68 disons ; celles des "gens z'honnêtes". Bref. L'expo est à voir absolument. Je rembourse le prix de l'entrée à celui qui serait déçu. C'est gratuit. Le photographe Jean Ferrero présente ses photos de ses amis artistes (Ben, César, Sosno, Arman, Fahri...) et des oeuvres de ces derniers appartenant à sa collection personnelle. On voit aussi des photos de Cocteau, Chagall, Le Clezio...) (Louis-Paul, quand tu vois une expo comme celle-là, crie-le plus fort. J'aurais pu la rater. C'est jusqu'au 31 mai)
Quel plaisir de retrouver Dominique Strauss-Kahn à la
télé. Entendre enfin un discours intelligent, rationnel et non-partisan.
Socialiste il était et socialiste il demeure. Pourtant, qu'a-t-il dit au sujet
de la gestion de la crise par la France ? Qu'a-t-il dit à propos de l'aide faite aux banques ? Que fallait-il faire ?
C'est tellement évident. Obligé d'expliquer encore et pas seulement aux
imbéciles, que ce n'est pas les banques ou les banquiers qu'on sauve mais bien
nos économies. Il a aussi dit qu'aucune souffrance ne pouvait justifier la
violence (réactions de certains salariés
face à leurs patrons)
Oh ! J'ai bien vu aussi la compassion exagérée face aux témoignages émotionnels
impudiquement présentés. J'ai bien compris aussi que sa position actuelle lui
permettait cette posture.
Mais j'ai surtout apprécié le langage de vérité. Proche qu'on le veuille ou non
de celui du Président de la République et pas de celui des dirigeants
socialistes. Je sens que nous avons quelques années passionnantes à vivre dans
la déconstruction des schémas archaïques. Que DSK soit dans le jeu et en bonne
place, ça m'va bien.
Expositions groupées pour Luca Pignatelli à Nice : Galerie
contemporaine du MAMAC, Galeries des Ponchettes et de la Marine. J'ai découvert
et bien aimé. Reculez le plus possible pour bien voir.
J'ai appris que les vieilles tomettes que j'ai chez moi doivent se
sceller à la chaux et pas au ciment comme je le croyais, ni au plâtre comme on
m'avait dit (Merci André)
J'ai appris que les mini-pc pouvaient coûter moins cher que les autres.
Je croyais que c'était l'inverse.
J'ai retrouvé, grâce à Internet, mon meilleur ami de la
maternelle au CM1. Pas vu ni entendu depuis 41 ans. Nous avons échangé 2 mails
et avons prévu de nous rencontrer le mois prochain. Et il est encore des imbécil...
gens pour dénigrer cet outil-là.
Etrange : Ces derniers mois j'ai rencontré 3 personnes qui avaient un
frère notaire.
J'en peux plus des Faits Divers à la une.
J'ai appris le mot "gnomon"
Record battu. J’ai payé un café 5 €. Il était plutôt bon. C’était dans un hôtel à Nice et je savais ce que je faisais. Le lendemain, un autre café, encore meilleur, en Italie : 1 €.
27 mars 2009
Défifoto
Notre amie Barbara a lancé un défi sur son blog.
Il s'agit de produire une photo par semaine, publiée le vendredi sur nos blogs respectifs. Et ce, en rapport avec un thème proposé le lundi.
Nous sommes quelques-uns à tenter l'expérience :
Barbara - Françoise - Sarah - Louis-Paul - Ugo
Thème de la semaine : Le miroir, le portrait, le reflet.
(C'est la semaine qu'a choisi l'appareil photo pour alterner entre coma et réveil et encore réveil comateux. J'ai fait au mieux. Il fallait guetter la bête.)
26 mars 2009
Les quarantenaires de Gauche
Déjà paru chez Claudiogène le 11 octobre 2007. Ce billet m'avait valu beaucoup de réactions souvent amicalement hostiles. Mais il reste un de mes préférés de cette période.
Les quarantenaires de gauche, c'est une catégorie qui m'inspire.
Garçons ou filles, on peut descendre à 35 mais pas remonter plus haut que 42.
Ils ont été à l'école, ont appris plein de choses. Surtout des choses sur l'écologie, les petits oiseaux, tout ça.
Ils
ont vu 68 à la télé, en différé ; ça leur a bien plu. Alors, un peu
gênés d'avoir eu la vie facile, ils se rattrapent dans les discours.
Ils
trainent un peu la jambe pour s'embourgeoiser et s'achètent des pulls
rayés blanc et bleu pour les vacances et des casques de vélo pour le
dimanche.
Dans la semaine, ils sont "parents d'élèves". C'est un métier et pas de tout repos.
Champions du monde de l'équilibre alimentaire et des loisirs créatifs, ils se font un devoir d'être père et mère à la fois.
Ils votent Besançenot ou Voynet pour finir par idolâtrer Sainte Ségolène.
Ils ont "l'esprit Canal", (c'est Canal qui a inventé "l'esprit Canal" et qui en a fait la promotion, un peu comme TF1, quoi)
Ils confondent impertinence et courage.
Enfants de Thalassa, ils adorent Planète, les animaux et la banquise.
Ils tapent sur des claviers les yeux fermés et n'ont pas de problèmes avec l'anglais.
Ils
gueulent contre le réchauffement de la planète mais n'ont rien contre
les cigarettes, même celles qui font rigoler. Ils ne voient aucune
contradiction là-dedans et retournent se servir une bière.
Ils surprotègent leur progéniture tout en pensant qu'elle doit se frotter à la vie .
Ils ont du mal à passer le cap, car ils se croient jeunes.
Ils
plongent dans tout ce qui est breveté "bons sentiments", pensent Droits
de l'homme et associations et n'aiment pas les stocks-options, ni les
fonds de pension.
Ils sont manichéens comme pas deux, nostalgie des westerns de l'enfance.
Ils soutiennent les Don Quichotte et les Robin des Bois seulement quand ils sont au pluriel.
Ils sont plus émus par un petit-de-noir que par un petit-de-blanc et n'aiment pas ce genre de phrase.
Ils ont des têtes-de-turcs et des symboles faciles, vous citent Camus et Saint Ex en Comic sans MS.
Ils confondent remise en question et critique systématique.
Ils défient le légal en se gargarisant du légitime oubliant un peu vite la subjectivité du second.
Leur esprit partisan les rend un peu sectaires mais ils le croient encore parfumé de révolte.
C'est bien sûr, nous autres, grands frères cinquantenaires, qui sommes responsables.
Nous
leur avons fait croire, post-soixantehuitards de bazar, que le temps
des cerises reviendrait dans l'Histoire et que les socialistes étaient
des communards.
Laissez-vous un peu faire et basculez "vieux cons", il y a des trentenaires dans le prochain wagon.
Imaginez
les comptes que vous demanderont vos mômes quand pour des idéaux qui
n'étaient pas les vôtres, vous les avez laissés patauger dans la mare
sous prétexte que d'autres y croupissaient déjà.
(Chacun aura compris ici l'affection que je leur porte)
25 mars 2009
Au secours ! La morale est de retour.
Je n'en peux plus. Alors j'm'en vas partager mon indignation.
La morale est de retour.
On avait eu du mal à se débarrasser des curés, des militaires, du qu'en-dira-t-on et de Jean Royer.
On pouvait enfin faire l'amour sans faire des enfants et faire des enfants sans se marier ni à l'Eglise, ni à la Mairie.
On commençait à y voir clair.
Les filles pouvaient jouer au foot et les garçons ne plus faire semblant de faire la guerre pendant un an.
Dans les pensionnats, on n'obligeait plus les gamins à dormir les mains au-dessus des couvertures.
On fit des lois contre la vengeance institutionnalisée, pour le droit des femmes à disposer de leur corps, contre les bizutages, la discrimination et les lancers de nains.
Le monde devenait intelligent.
Puis. Peu à peu ou tout d'un coup, on ne sait pas. Patatras !
Le bon peuple rappelle à ses dirigeants que c'est fini la débandade. Et les dirigeants suivent.
- De la morale, mon bon monsieur, de la morale, s'il-vous-plait !
- Il vous plait ? Soit. Vous allez nous entendre !
Pas un jour ne passe sans qu'un ministre joue les vierges effarouchées. L'un est scandalisé par la liquidation des stock-options. Un autre par les dorures d'un parachute. Un troisième par un salaire "mirobolant".
Pas assez ? On se choquera de l'attribution même, des stocks-options. On osera des formules choc, avoine au petit peuple, pour fustiger des sociétés dites générales qui ne se soucieraient pas de l'intérêt du même nom.
Et Jean-Claude Toulemonde, de vociférer devant sa télé, comme hurlaient ses ancêtres en place de Grève. Allez, Monsieur le Ministre, encore un nom s'il-vous-plait, un patron, un trader, un actionnaire. Vers le bas le pouce, please. A l'échafaud.
Mais, j'y pense. Et si on les tondait pour avoir trop fricoté avec la séduisante Finance ? Non. Le symbole serait choquant, comprenez-vous ?
Alors, jetons-leur des œufs sur la tête et applaudissons ! C'est une belle idée, ça ! (Ah Pardon. On me souffle que ça, c'est déjà fait)
Bœufs et moutons hurlent avec les loups et la Morale leur fait écho.
Faites toutes les lois du monde et défendez-les plutôt que de flatter les plus bas instincts d'une opinion publique en délire.
Je sais. Vous avez déjà tenté d'expliquer et rien n'y a fait. Il vous faut en passer par là.
Je ne le crois pas. Vous pouvez mieux faire.
24 mars 2009
Pablo
Pablo n'était pas bête. Plus intelligent que la moyenne même.
Éternel insatisfait, disaient les uns. Idéaliste, répondaient les autres. Ce qui, après tout, n'était qu'un point de vue sur la même attitude. Ils auraient tout aussi bien pu dire, emmerdeur et ambitieux, teigneux et persévérant. C'est le viseur qui définit la cible.
Alors, sans relâche, il malaxait les idées, les retournait, les plantait, les déterrait, les plantait à nouveau, ailleurs ou au même endroit. Laboureur infatigable, il passa son siècle à chercher. Voilà, c'était cela qu'il aimait, CHERCHER.
Le but, c'est le chemin et La foi est plus belle que Dieu. Il s'en abreuvait de ce genre de maximes de Prisunic.
Qu'importe ! Il vivait Vivant et Debout.
Mais, c'est l'heure des comptes. Et demain, il aura cent ans. S'il atteint demain.
"D'accord. D'accord. Je sais que l'essentiel c'est de chercher. Mais, bon sang, là, maintenant, quand même. Qu'on me dise. Que je sache. Je promets. Je dirai rien à personne. Mais je veux savoir avant de passer la porte"
A qui s'adressait-il ? Indécrottable athée qu'il était, hiver de vie ou pas, il ne changerait pas. Il s'adressait à lui. A la réponse qu'il pensait pouvoir mériter, cadeau de tant d'acharnement à savoir.
Pablo avait tout vécu. Tout connu. Le pire plus que le meilleur. Mais sa force était indestructible.
La faim lui avait fait goûter du hérisson, du chat, des vers et de la boue. La guerre d'Espagne l'avait rendu stérile, victime de tortures. Manuela l'avait précédé dans l'autre monde beaucoup trop tôt. L'exil. Le froid. La rue. Tout, vous dis-je.
Mais personne, ni sur cette Terre, ni dans l'au-delà, ne pouvait affirmer, sans être un fieffé menteur, avoir entendu, une seule fois, Pablo se plaindre.
Il s'étonnait même de voir ses semblables aussi désabusés. Qu'avaient-ils de moins ? Qu'avait-il de plus ?
C'est alors que son dernier souffle lui offrit son cadeau.
Il pouvait mourir. Rasséréné. Il avait compris. Sa quête ne fut pas inutile.
Alors, il partit emportant son secret. Il avait promis le silence.
Pablo n'aura pas eu cent ans. Mais, Pablo aura su.
23 mars 2009
La politique et moi
"En France, on est toujours en période électorale !"
Nous l'avons entendu mille fois, vous et moi.
Pourtant, c'est faux.
Cela fait presque un an que ça me manque ces périodes animées, colorées, qui font monter l'adrénaline. Tout m'intéresse, les stratégies, les trahisons, les mensonges, les résultats, les sondages, les prévisions, les prédictions même.
Les coups de bluff, les fausses alliances, la mesquinerie et les couteaux dans le dos.
Passionnant.
"Va-t-elle monter chez lui pour manigancer ?" "Que va-t-il lui donner en échange ?"
"Quel artiste pour quel candidat ?" "Quel manitou de la com. pour quel résultat ?"
C'est le jeu qui m'intéresse. Les statistiques aussi. Les chiffres et la psychologie.
Je fais l'outré et l'agacé avec délectation, et sincérité pourtant. Mais, c'est un cadeau pour l'oie blanche dont j'endosse l'habit sans pudeur. Tout ce qui me déplait me permet de faire le beau, le pur, le saint de service.
C'est mon gagne-pain en quelque sorte.
Oui bien sûr, j'ai bien quelques convictions glanées de gauche à droite. Et je n'oublie pas de glisser mon bulletin de vote dans l'urne.
Mais je sais aussi que je ne mettrai jamais le doigt là-dedans. Le cambouis, c'est sale. Et puis, n'étant fiable pour personne, on ne voudrait pas de moi. (cela me fait penser à cette période où j'ai compris que je ne trouverai pas d'emploi le jour où je me suis dit que moi-même, je ne m'embaucherais pas)
Vous accepteriez, vous, dans votre parti, quelqu'un qui ne défend pas son camp et trouve des vertus à ceux d'en face ? Et ben, pas moi.
Alors, c'est quand que ça va démarrer cette campagne pour les Européennes ? Ca me manque, que je vous dis ! On ne va tout de même pas revenir aux périodes fixes de campagne officielle.
Bougez-vous les politiques ! Vous me devez du spectacle !
Je ne me moque pas, vous me manquez vraiment.
Je n'oublie pas, non plus, que les querelles familiales chez les uns et les autres savent nous faire patienter à gorge déployée. On ne rit bien que des choses sérieuses.
22 mars 2009
La Question du Dimanche
Oserez-vous écrire un petit texte, le plus court possible, comportant tous les mots suivants ?
Amour - Arbre - Énergie - Vie - Même - Silence - Soleil - Suite - Moi - Tour
(s'il y a d'autres commentaires, c'est plus drôle de le faire sans regarder)
